Ecolo demande d’accueillir les objecteurs de conscience russes

Le groupe Ecolo-Groen à la Chambre a demandé lundi que l'Europe et la Belgique accueillent les objecteurs de conscience qui fuient la mobilisation militaire en Russie.

Frontières lituanienne fermée aux réfugiés russes
File à la frontière Lettonne le 19 septembre © Belga Image

Des groupes techniques européens ont planché lundi sur la question et poursuivront mardi leurs travaux. Les États membres de l’UE ont demandé à la Commission d’élaborer des propositions en vue de coordonner la réaction européenne face au nombre de Russes qui se pressent aux frontières.

Plusieurs pays directement concernés ont pris des mesures restrictives à l’égard des ressortissants russes, notamment la Finlande, les Pays baltes et la Pologne. Ils redoutent notamment l’entrée d’agents russes infiltrés parmi les déserteurs. L’Allemagne s’est au contraire déclarée prête à accueillir ces hommes qui fuient la mobilisation militaire et le président du Conseil européen, Charles Michel, a abondé dans ce sens.

Une situation préoccupante pour ceux qui refusent de combattre 

" L’objection de conscience est un droit humain. Il serait incompréhensible et incohérent que nous fermions la porte à ceux qui refusent de combattre les Ukrainiens alors que la Belgique prétend soutenir l’Ukraine face à l’agression russe ", a souligné le député écologiste Guillaume Defossé.  Selon lui, au vu des témoignages des derniers jours, la situation des citoyens russes qui refusent de combattre est " préoccupante ".

" Ces derniers font l’objet de graves violations des droits humains, notamment le droit à l’objection de conscience au service militaire. Pour rappel, la Convention de Genève relative au statut de réfugié de 1951 prescrit que les objecteurs de conscience sous certaines conditions peuvent prétendre au statut de réfugié ", a-t-il ajouté.

Vendredi, la secrétaire d’Etat à l’Asile, Nicole de Moor, a fait savoir que les règles normales de l’asile s’appliqueraient en Belgique et qu’il incomberait donc au Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA)  de se prononcer sur les demandes d’asile de déserteurs russes. Elle ne s’est pas avancée sur la voie de l’octroi de visas humanitaires, qui relèvent de sa compétence discrétionnaire. Le même jour, depuis New York, le Premier ministre, Alexander De Croo, a quant à lui appelé à une réponse coordonnée de l’UE.

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