Funérailles d’Elizabeth II: qui est invité? Qui est recalé?

Les places seront chères à l'Abbaye de Westminster pour les funérailles de la souveraine disparue.

Cercueil d'Elizabeth II
©Belga

Des centaines de dirigeants étrangers et de membres de la famille royale sont attendus lundi à Londres pour les funérailles d’Etat de la reine Elizabeth II, l’un des plus grands rassemblements diplomatiques depuis des décennies. L’abbaye de Westminster ne pouvant accueillir qu’environ 2.000 personnes, seuls les chefs d’Etat et un ou deux invités par pays auraient selon la presse été conviés aux premières obsèques nationales du Royaume-Uni depuis 1965.

Chez les royaux

De nombreuses têtes couronnées d’Europe et d’ailleurs ont confirmé leur présence aux funérailles de la souveraine, qui a régné pendant plus de 70 ans avant son décès le 8 septembre. L’empereur Naruhito et l’impératrice Masako du Japon viendront pour leur premier voyage à l’étranger depuis leur accession au trône en 2019, une rupture avec la tradition japonaise qui voit rarement l’empereur assister à des funérailles. Le roi des Pays-Bas Willem-Alexander, la reine Maxima et la princesse Beatrix, le roi Philippe, le roi Harald V de Norvège et le prince Albert II de Monaco seront tous présents.

La reine Margareth du Danemark, cousine éloignée de la reine Elizabeth et désormais seule reine régnante d’Europe, sera présente. Le roi d’Espagne Felipe VI sera là, mais aussi son père Juan Carlos I, qui a abdiqué en 2014 et vit désormais en exil aux Emirats arabes unis.

Chez les chefs d’État

Le président américain Joe Biden et son épouse Jill Biden sont en tête de la liste des invités diplomatiques. Contrairement à d’autres dirigeants à qui il a été demandé de venir à l’Abbaye en bus, Joe Biden aurait reçu l’autorisation d’utiliser sa limousine présidentielle blindée, " The Beast ".

Le président français Emmanuel Macron sera également présent pour montrer le lien " indéfectible " de son pays avec le Royaume-Uni et rendre hommage à une " reine éternelle ". Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et brésilien Jair Bolsonaro viendront également.

Malgré les tensions suivant le Brexit, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel vont aussi faire le déplacement.

Parmi les autres leaders attendus, on devrait apercevoir à Londres lundi les présidents Sergio Mattarella (Italie), Frank-Walter Steinmeier (Allemagne), Isaac Herzog (Israël) ou encore Yoon Suk-yeol (Corée du Sud).

Dans un geste symbolique visant à rendre hommage à la reine, dont la visite d’Etat en 2011 a contribué à apaiser des décennies de tensions, le Premier ministre irlandais Micheal Martin sera également présent.

Pour le Commonwealth

De nombreux dirigeants viendront des pays dont Elizabeth II était la monarque, malgré les velléités républicaines qui secouent certains de ces royaumes, tandis que des représentants des 56 pays du Commonwealth feront le déplacement.

Les Premiers ministres Justin Trudeau du Canada, Anthony Albanese d’Australie et Jacinda Ardern de Nouvelle-Zélande devraient tous venir.

Parmi les autres pays du Commonwealth, qui regroupe principalement d’anciennes colonies britanniques, viendront notamment le dirigeant sud-africain Cyril Ramaphosa, la Première ministre du Bangladesh Sheikh Hasina, le président sri-lankais Ranil Wickremesinghe et le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama.

Ils n’ont pas reçu leur carton d’invitation

La Russie et le Bélarus font partie d’un petit groupe de nations qui seront exclues des funérailles de la reine après l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

Le président russe Vladimir Poutine avait déjà déclaré qu’il ne serait pas présent mais la Russie a quand même jugé " blasphématoire " et " immoral " de ne pas être formellement conviée.

La Birmanie, ancienne colonie britannique dirigée par des militaires, mais aussi la Syrie, l’Afghanistan et la Corée du Nord ont également été écartés.

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