Les astronomes de l’Université de Liège découvrent une planète " super-Terre " potentiellement habitable

Les chercheurs vont s'atteler à percer les mystères de cette planète super-Terre, potentiellement habitable.

découverte d'une super-terre
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Une équipe internationale de scientifiques, menée par Laetitia Delrez, astrophysicienne à l’Université de Liège (ULiège), vient d’annoncer l’identification de deux planètes de type " super-Terres ". L’une d’elle se révèle potentiellement habitable, relaie l’université liégeoise mercredi matin par voie de communiqué.

Une première planète, répondant au doux nom de LP 890-9b (ou TOI-4306b), la plus interne du système avait été initialement identifiée par la mission spatiale Tess (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la Nasa, dédiée à la recherche d’exoplanètes en orbite autour d’étoiles proches. Cette planète, qui a une taille environ 30% supérieure à la Terre, complète une orbite autour de son étoile en seulement 2,7 jours.

Les chercheurs de l’ULiège ont utilisé leurs télescopes terrestres Speculoos (Search for habitable Planets EClipsing ULtra-cOOl Stars) pour confirmer et caractériser cette planète, et aussi sonder le système en profondeur à la recherche d’autres planètes qui auraient pu être " manquées " par Tess. " Les observations de LP 890-9 obtenues par Speculoos se sont révélées fructueuses puisqu’elles ont non seulement aidé à confirmer la première planète, mais ont aussi permis d’en détecter une deuxième, précédemment inconnue ", se réjouit l’université.

Son nom? Speculoos-2c

Cette seconde planète, LP 890-9c (renommée Speculoos-2c par les chercheurs de l’ULiège), a une taille semblable à la première (environ 40% supérieure à la Terre) mais présente une période orbitale plus longue, d’environ 8,5 jours. Or cette période orbitale place la planète dans la zone dite " habitable " autour de son étoile.

" Bien que cette planète soit très proche de son étoile, à une distance environ 10 fois inférieure à celle de Mercure autour de notre Soleil, la quantité de rayonnement stellaire qu’elle reçoit reste faible, et pourrait permettre la présence d’eau liquide à la surface de la planète, pour autant qu’elle ait une atmosphère suffisante ", explique Francisco J. Pozuelos, chercheur à l’Institut d’astrophysique d’Andalousie et l’un des co-auteurs principaux de l’article.

Les chercheurs vont à présent s’atteler à percer les mystères de cette planète. " La découverte de LP 890-9c offre une opportunité unique de pouvoir mieux comprendre et contraindre les conditions d’habitabilité autour des étoiles les plus petites et froides de notre voisinage solaire ", conclut Laetitia Delrez qui a chapeauté l’équipe de scientifiques. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication dans le journal Astronomy & Astrophysics.

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