Macron " ami ou ennemi " du Royaume-Uni? " Euh… "

Interrogée au sujet d'Emmanuel Macron, "ami ou ennemi" de la Grande-Bretagne ?, la favorite au 10 Downing Street a répondu qu'elle jugerait "sur les actes".

Macron
REUTERS

Perfide, perfide Albion! Chassez-là du 10 Downing Street et elle revient au galop! Si Emmanuel Macron pensait être débarrassé d’un allié encombrant en la personne de Boris Johnson, rien ne dit que son ou sa successeur.e sera plus diplomate. C’est d’ailleurs l’actuelle chef de la diplomatie britannique, Liz Truss, qui est en tête dans les sondages pour remplacer BoJo à la tête des Tories – et donc du pays (résultat le 5 septembre). Et Liz Truss ne semble pas porter la France et son président dans son coeur.

Alors qu’elle était invitée à une réunion électorale du parti conservateur à Norwich, Liz Truss a été interrogée en tac-o-tac sur les amis et ennemis de la Grande-Bretagne. De type: " Emmanuel Macron, ami ou ennemi? " Son adversaire au poste de Premier ministre, l’actuel ministre de l’Economie Rishi Sunak, n’a pas hésité une seconde: " Ami ". Quant à Liz Truss: " Euh… Le jury est toujours en train de délibérer ", a-t-elle plaisanté, récoltant les applaudissements du public conservateur. Mais sinon, vraiment, " ami ou ennemi "? " Si je deviens première ministre, je jugerai sur ses actes, pas sur ses mots ". Ambiance…

Les meilleurs ennemis, de Hastings au Brexit

C’est un classique en Angleterre de pointer la France du doigt comme l’" autre ", le responsable de tous ses maux. Boris Johnson a recouru à ce subterfuge pour se sortir de bien des mauvaise postures. Après tout, c’est de bonne guerre, à force de se tirer dans les pattes depuis la bataille de Hastings en 1066, les automatismes sont mis en place. D’ailleurs côté français, c’est pareil. On regarde souvent de haut " ce petit peuple de boutiquiers ".

Plus récemment, les désaccords n’ont pas manqué entre les deux frères ennemis: les migrants de Calais qui traversent la Manche, la pêche, l’Irlande du Nord et autres joyeusetés liées au Brexit, ou encore leur attitude radicalement différente à l’encontre de Poutine sur la guerre en Ukraine. Toujours est-il que cette petite non-réponse n’augure rien de bon dans les relations futures entre le Royaume-Uni et la France – voire l’Europe.

En visite en Algérie, le président Macron a tout de même tenu à remarquer que, pour la France, la Grande-Bretagne était " une nation amie " de la France, " quelle que soit ses dirigeants ". Un partout, balle au centre.

Sur le même sujet
Plus d'actualité