Les " pierres de la faim " témoins des famines ancestrales réapparaissent : cela n’annonce rien de bon

Les "pierres de la faim" n'annoncent rien de bon. Mais la sécheresse que connaît les bords de l'Elbe les rend visibles.

Pierres de la faim
©Twitter

En République Tchèque, la sécheresse fait parler les pierres. Avec la baisse du niveau de l’Elbe, les rives laissent place à un nouveau paysage normalement immergé sous les eaux. Des roches apparaissent et avec elles, des inscriptions ancestrales. "Si vous me voyez, alors pleurez", peut-on lire sur l’une de ces " pierres de la faim ".

Ce message, gravé en 1616, fait écho aux tragiques conséquences que peuvent avoir les sécheresses. Famine, mauvaises récoltes, désarroi, désespoir, détresse… Aucune de ces inscriptions n’emporte avec elle les perspectives d’abondance. Mais ce n’est pas la seule inscription visible. Dix autres dates retracent l’histoire des périodes les plus arides de cette région. " Avant 1900, les sécheresses suivantes sont commémorées sur la pierre : 1417, 1616, 1707, 1746, 1790, 1800, 1811, 1830, 1842, 1868, 1892 et 1893 ", constate en 2013 une étude réalisée par des chercheurs tchèques.

La dernière fois que ces pierres étaient apparues, c’était en 2018. Il y a quatre ans à peine. Mais l’épisode sec que connaissent les bords de l’Elbe pourrait être historique. D’après le chercheur du Centre commun de recherche de la Commission européenne : " Cette sécheresse pourrait être la pire depuis 500 ans. Nous n’avons pas complètement analysé l’événement, car il est toujours en cours, mais d’après mon expérience, je pense que c’est peut-être encore plus extrême qu’en 2018 ". 

Les " pierres de la faim " ne sont pas les seuls trésors historiques à sortir la tête hors de l’eau. Dans le thread twitter ci-dessus, vous pourrez découvrir une bombe de la seconde guerre mondiale découverte en Italie. Ou encore des vestiges romains émergés en Espagne.

 

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