La résidence de Trump en Floride "perquisitionnée" par le FBI

L'ancien président Donald Trump dénonce la perquisition de Mar-a-Lago, tandis que plusieurs médias américains expliquent les raisons de cette opération.

Trump à Mar-a-Lago
Donald Trump le 31 décembre 2019 à Mar-a-Lago @BelgaImage

L’ancien président américain Donald Trump a annoncé lundi que sa célèbre résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été "perquisitionnée" par la police fédérale (FBI). Plusieurs médias, dont CNN, ont ensuite confirmé que des agents se sont présentés à l’improviste chez l’homme d’affaires.

Des documents non rendus à la Maison-Blanche en cause?

"Notre nation vit des jours sombres, ma belle demeure, Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, est assiégée et a été perquisitionnée et occupée par de nombreux agents du FBI", a-t-il déclaré dans un communiqué, se disant victime d’une "persécution politique". "Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, cette perquisition non annoncée de mon domicile n’était ni nécessaire ni appropriée", a-t-il affirmé. "Ils ont même forcé mon coffre-fort!", s’est indigné Donald Trump. La recherche serait terminée et Trump n’était pas chez lui pendant l’opération, selon un journaliste de CNN. Il aurait été dans la ‘Trump Tower’ à New York. Le FBI n’a pas encore confirmé cette perquisition.

Le républicain n’a pas indiqué les raisons de cette opération policière. Selon les médias américains, l’opération fait partie d’une enquête sur la façon dont Trump a traité les documents officiels alors qu’il était encore la Maison Blanche. Par exemple, le New York Times cite deux sources anonymes affirmant que la perquisition est liée au matériel que Trump aurait emporté avec lui à Mar-a-Lago après avoir quitté la Maison Blanche. Il s’agirait notamment de documents confidentiels. Trump a retardé leur retour aux Archives nationales pendant des mois et n’a agi que lorsque l’action était menacée. Selon le New York Times, pendant sa présidence, Trump était connu pour avoir déchiqueté des documents officiels censés entrer dans les archives gouvernementales.

Le Washington Post affirme également, sur la base d’une source anonyme, que la perquisition concernait des documents confidentiels et indique qu’un mandat de perquisition a été délivré à cet effet. C’est, selon le journal "très inhabituel" pour un ancien président. Les "plus hauts niveaux" du ministère de la Justice auraient dû être impliqués dans l’obtention d’une telle ordonnance, selon le journal, mais un porte-parole du ministère a refusé de dire si le secrétaire à la Justice Merrick Garland avait joué un rôle. L’un des fils de Trump, Eric Trump, a confirmé à Fox News que la perquisition concerne des documents que son père a apportés en Floride depuis la Maison Blanche.

Plusieurs affaires en cours

Trump lui-même compare l’opération à celle du "Watergate", scandale qui a forcé l’ancien président Richard Nixon à démissionner en 1974. Deux ans plus tôt, à l’approche de l’élection présidentielle, le siège des démocrates, le Watergate Building, avait été cambriolé. Trump dit que les démocrates veulent l’empêcher de se présenter à nouveau à la présidence en 2024.

L’ancien président est lié, de près ou de loin, à plusieurs dossiers judiciaires en cours. Une commission parlementaire cherche à faire la lumière sur le rôle que le milliardaire a joué dans l’assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021. Ce jour-là, des centaines de ses partisans avaient semé la violence et le chaos à l’intérieur du siège du Congrès, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Le ministère de la Justice enquête sur cette attaque, mais n’a pour l’heure pas engagé de poursuites contre l’ancien président. Fin juillet, le ministre de la Justice Merrick Garland n’avait toutefois pas écarté cette possibilité. "Nous avons l’intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour (son rôle dans) les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d’interférer avec le transfert légal du pouvoir d’une administration à l’autre", a-t-il dit. Donald Trump, toujours très populaire parmi les républicains, flirte de plus en plus ouvertement avec l’idée de se présenter à l’élection présidentielle de 2024.

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