Faut-il encore craindre al-Qaida?

Malgré la mort d’Ayman al-Zawahiri, à la tête d’al-Qaida depuis 2011, l’organisation a encore des forces vives. À la veille de l’ouverture du procès des attentats de Bruxelles, Daesh non plus n’a pas dit son dernier mot.

Al Qaida
Ben Laden et Ayman al-Zawahiri, tous les deux tués par les Etats-Unis. © BelgaImage

L’assassinat du numéro 1

Une frappe de drone américain a eu la vie de l’émir d’al-Qaida Ayman al-Zawahiri. Il dirigeait l’organisation depuis 2011. L’Égyptien, diplômé en médecine, a été ciblé alors qu’il se trouvait sur le balcon de sa maison à Kaboul, où il vivait secrètement. Al-Zawahiri est considéré comme l’un des cerveaux des attentats du 11 septembre.

Son probable successeur

Saïf al-Adl devrait succéder à al-Zawahiri. Également Égyptien, il est le seul adjoint survivant du défunt leader. Il a aussi été un lieutenant de Ben Laden. Il a participé à plusieurs attentats, notamment à l’encontre d’ambassades américaines. Par contre, il se serait opposé aux attentats du 11 septembre, craignant que les conséquences affaiblissent al-Qaida. Il avait vu juste.

Le trauma du 11 septembre

La plus importante catastrophe causée par al-Qaida est évidemment l’attentat du 11 septembre. L’attaque avait touché le World Trade Center, en plein centre de Manhattan, mais également le Pentagone et Shanksville. Il s’agit encore à ce jour de l’attentat le plus meurtrier de l’histoire: 2.977 morts et 6.291 blessés.

11 septembre 2001

© BelgaImage

La mort de Ben Laden

L’assassinat de Ben Laden est la conséquence du 11 septembre. Il a lieu le 2 mai 2011 au Pakistan lors d’un raid des forces spéciales américaines. L’émir fondateur d’al-Qaida aura réussi à se cacher pendant près d’une décennie. Son corps a été récupéré par les États-Unis, emmené dans une base en Afghanistan puis immergé en mer d’Arabie.

Les talibans et la base terroriste

Al-Qaida et les talibans sont deux mouvements nés de la résistance de l’invasion soviétique à la fin des années 80 et sur base d’une vision radicale de l’islam sunnite. Ce n’est donc pas un hasard si Ayman al-Zawahiri se trouvait à Kaboul depuis que les talibans ont repris le contrôle du pays l’été dernier, et ce malgré leur promesse de ne pas héberger d’organisation terroriste. En 1996, lors du premier passage au pouvoir des talibans, Ben Laden avait développé son réseau dans le pays.

La concurrence de Daesh

Ces dernières années en Europe, c’est surtout l’État islamique, également sunnite, qui a causé du tort. Le groupe est né d’une ramification locale d’al-Qaida en réponse à l’invasion américaine en Irak en 2003. Les tensions entre les deux organisations ont grandi dès 2013 lorsque le leader de l’EI al-Baghdadi, depuis assassiné par les USA, a établi l’État islamique en Irak et en Syrie en fusionnant avec le groupe Front al-Nosra.

Le risque aujourd’hui

Tant al-Qaida que l’État islamique sont affaiblis. Cependant, alors que le procès des attentats de Paris s’est récemment clôturé et que celui des attentats de Bruxelles débute en septembre, tous les experts s’accordent à rappeler l’évidence: le terrorisme islamiste ne fait pas partie du passé. Le niveau de menace en Belgique est d’ailleurs encore fixé à 2 (sur une échelle de 4).

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