La centrale nucléaire de Zaporijjia encore bombardée, l’inquiétude monte à l’ONU

Le patron de l'ONU a de nouveau mis en garde contre un risque de catastrophe nucléaire à Zaporijjia, alors que les combats continuent sur place.

Centrale nucléaire de Zaporijjia
Centrale nucléaire de Zaporijjia, le 27 avril 2022 @BelgaImage

Après que le site de Zaporijjia a encore été bombardé ce week-end, avec des éclats de roquette tombés à 400 mètres d’un réacteur en marche selon la ville d’Energodar où se situe la centrale. Le secrétaire général de l’ONU a qualifié lundi de "suicidaire" toute attaque contre des centrales nucléaires et a appelé à l’arrêt des opérations militaires autour de celle de Zaporijjia, en Ukraine, afin que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) puisse y accéder.

Risque d’"anéantissement nucléaire"

"Toute attaque contre des centrales nucléaires est une chose suicidaire", a dit Antonio Guterres lors d’une conférence de presse à Tokyo. "J’espère que ces attaques prendront fin. En même temps, j’espère que l’AIEA pourra accéder à la centrale" de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, théâtre depuis vendredi de bombardements dont les belligérants russes et ukrainiens se sont mutuellement accusés, a-t-il ajouté. Depuis une semaine, le secrétaire général de l’ONU ne cesse de s’inquiéter des risques nucléaires sur l’humanité qui n’est qu’à "un malentendu" ou "une erreur de jugement" de l’"anéantissement nucléaire", avait-il mis en garde le 1er août dans un discours à New York. Le 6 août, à l’occasion du 77e anniversaire du bombardement atomique à Hiroshima, il avait estimé que l’humanité jouait "avec un pistolet chargé" dans le contexte des crises actuelles à connotation nucléaire.

Évoquant par ailleurs lundi les tensions sino-américaines autour de Taïwan, où l’armée chinoise vient d’effectuer des exercices militaires, M. Guterres a estimé que c’était "une question sensible", et il a appelé à la "retenue" et à la "désescalade". "C’est extrêmement important dans les jours à venir", a-t-il dit à Tokyo. La Chine a lancé ces manœuvres après avoir fustigé une visite la semaine dernière de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi. Pékin considère Taïwan –une île autonome de 23 millions d’habitants– comme faisant partie intégrante de son territoire.

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