Bombardements suite à un regain de tension entre Israël et Gaza

Depuis ce vendredi, des villes israéliennes et à Gaza ont été prises pour cible alors qu'une escalade est redoutée. Oxfam se dit «sérieusement préoccupée».

Frappe israélienne sur Gaza
Frappe israélienne sur Gaza, à Khan Yunis le 5 août 2022 @BelgaImage

L’armée israélienne a lancé vendredi des frappes aériennes contre des cibles du groupe militant palestinien Jihad islamique (JIP) dans la bande de Gaza. Ceci est rapporté par l’armée israélienne elle-même. Il s’agit de plusieurs attentats en divers endroits, dont dans le centre de la ville de Gaza. Des sources palestiniennes affirment que les attaques ont tué au moins sept personnes.

Les bombardements entre l’armée israélienne et les miliciens palestiniens se poursuivent également samedi. Un avion de l’armée israélienne a touché des cibles dans la bande de Gaza et des villes israéliennes ont été visées depuis les territoires palestiniens. Oxfam, quant à elle, est "sérieusement préoccupée" par l’escalade de la violence dans la bande de Gaza.

Oxfam: "des souffrances généralisées"

Israël a mené vendredi une attaque contre la bande de Gaza, faisant 10 morts et 79 blessés, selon le ministère palestinien de la Santé. Israël a déclaré que l’attaque visait le groupe du Jihad islamique, que l’Occident considère comme une organisation terroriste. Quatre des neuf morts faisaient partie de ce groupe. En réponse, la milice a tiré 160 roquettes sur Israël. La plupart des missiles ont été interceptés, un certain nombre de personnes ont été blessées.

Dix-neuf membres du Jihad islamique ont été arrêtés en Cisjordanie samedi matin. Israël n’est pas intéressé par un conflit majeur avec le Hamas et le Jihad islamique dans la bande de Gaza, selon le Premier ministre Yair Lapid, "mais n’a pas peur de le faire non plus".

L’organisation de solidarité Oxfam, quant à elle, s’inquiète "des souffrances généralisées auxquelles les civils de Gaza pourraient être confrontés alors qu’Israël lance une opération militaire dans la bande de Gaza densément peuplée". "Israël a fermé les points de passage frontaliers aux personnes et aux biens essentiels devant quitter ou entrer à Gaza au cours des quatre derniers jours. Cela a eu un impact, entre autres, sur les patients ayant besoin de soins médicaux urgents, d’aide humanitaire et de carburant nécessaire pour avoir de l’eau potable, faire fonctionner les réfrigérateurs et l’électricité, les hôpitaux et les maisons", a déclaré Dina Jibril, directrice nationale par intérim d’Oxfam dans le territoire palestinien occupé. L’ONG appelle la communauté internationale à ne pas rester en retrait et à agir pour faire pression sur les autorités israéliennes afin qu’elles cessent immédiatement l’opération militaire à Gaza.

En mai 2021, une guerre de 11 jours a éclaté entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. 250 personnes dans la bande de Gaza avaient été tuées par les bombardements israéliens. Le Hamas contrôle l’enclave palestinienne, qui est presque complètement coupée du monde extérieur par les murs et les blocus israéliens.

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