OTAN: Erdoğan menace encore de " geler " l’adhésion suédoise et finlandaise

Malgré l'accord de Madrid, la Turquie dit pouvoir bloquer à nouveau l'entrée de la Suède et de la Finlande dans l'OTAN, surtout vis-à-vis de Stockholm.

Erdoğan à Istanbul
Erdoğan lors d’un rassemblement à Istanbul le 15 juillet 2022 commémorant l’échec du coup d’État de 2016 @BelgaImage

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a de nouveau menacé lundi de "geler" l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan, à la veille d’un sommet tripartite avec la Russie et l’Iran à Téhéran.

Une menace à l’aube d’une attaque contre les Kurdes?

Lors du sommet de l’Otan fin juin à Madrid, M. Erdoğan avait sommé les deux pays nordiques de "prendre leur part" dans la lutte contre le terrorisme, dont il accuse les organisations kurdes dans le nord de la Syrie, sous peine de revenir sur l’accord d’élargissement de l’Alliance atlantique. "Nous avons adopté une attitude extrêmement claire pour la poursuite de l’élargissement de l’Otan (…) Je veux rappeler une nouvelle fois que nous gèlerons le processus si ces pays ne prennent pas les mesures nécessaires pour remplir nos conditions", a déclaré M. Erdogan devant la presse à l’issue d’une réunion de son gouvernement. "Nous constatons particulièrement que la Suède ne renvoie pas une bonne image à ce sujet", a-t-il accusé.

M. Erdoğan doit embarquer lundi soir pour Téhéran où il s’entretiendra mardi avec les présidents russe Vladimir Poutine et iranien Ebrahim Raïssi, dont il espère obtenir le feu vert pour une intervention armée dans le nord-ouest de la Syrie. Ankara menace depuis fin mai de lancer une nouvelle opération pour créer une "zone de sécurité" de 30 kilomètres le long de sa frontière. Téhéran et Moscou ont d’ores et déjà dit leur opposition à une telle offensive. La Russie, la Turquie et l’Iran sont trois acteurs majeurs dans la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011, Moscou et Téhéran soutenant le régime de Bachar al-Assad et Ankara appuyant des rebelles.

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