Kiev avertit l’UE face au risque de tomber dans le "piège" de Poutine

L'Ukraine met en garde les États membres de l'Union européenne vis-à-vis de Moscou, et plus particulièrement vis-à-vis de certains d'entre eux.

Vladimir Poutine à Novo-Ogaryovo
Vladimir Poutine en vidéoconférence à Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 4 mars 2022 @BelgaImage

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a appelé lundi ses homologues de l’UE à ne pas céder à Vladimir Poutine sur les sanctions contre la Russie, car "reculer et se plier à ses exigences ne fonctionnera pas, c’est un piège".

Une riposte à Viktor Orban

"Le véritable objectif de Poutine est la paupérisation de l’Europe. Il veut retourner l’opinion publique contre les gouvernements en place, dans l’espoir de les remplacer par des forces radicales qui seraient plus favorables à la Russie", a-t-il averti dans une adresse à ses homologues réunis à Bruxelles.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban avait critiqué vendredi les sanctions imposées par l’UE à la Russie. Il avait dénoncé "une erreur", affirmant que ces sanctions n’avaient "pas atteint leur but" et asphyxiaient l’économie européenne. "Le plan de Poutine n’est pas seulement de détruire mon pays, mais de plonger l’ensemble de l’Europe dans la crise. Vous pouvez déjà voir comment il utilise la moindre dépendance de l’Europe vis-à-vis de la Russie pour atteindre ses objectifs", a affirmé le ministre ukrainien. "Si la Russie sent la faiblesse maintenant, les conséquences seront bien pires que ce que nous voyons actuellement", a-t-il expliqué.

"Reculer et se plier à ses exigences ne fonctionnera pas, cela n’a jamais fonctionné. C’est un piège", a-t-il averti. "Je suis sûr que dans les semaines à venir, d’autres voix proches du Kremlin inciteront l’opinion publique à donner à Poutine ce qu’il veut pour qu’il laisse l’Europe tranquille", a-t-il ajouté.

À Bruxelles, les ministres européens ont plaidé lundi pour continuer de soutenir l’Ukraine économiquement, politiquement et avec des moyens militaires. Ils ont examiné de nouvelles mesures de sanctions présentées vendredi par la Commission européenne, dont un embargo sur les achats d’or à la Russie.

Sur le même sujet
Plus d'actualité