France: la gauche échoue à faire tomber le gouvernement

Le gouvernement d'Élisabeth Borne a survécu à la motion de censure de la Nupes la visant. Il va pouvoir maintenant s'attaquer à des projets difficiles.

Élisabeth Borne à l'Assemblée nationale
Élisabeth Borne face aux députés de l’Assemblée nationale, le 11 juillet 2022 @BelgaImage

Les députés français ont rejeté lundi une motion de censure du nouveau gouvernement déposée par la gauche, qui en avait fait un vote de "clarification" sur les opposants à la politique menée par le président Emmanuel Macron.

La droite ne rejoint par la Nupes

Seuls 146 élus de l’Assemblée nationale ont soutenu ce texte porté par l’alliance de la gauche Nupes qui réunit écologistes, communistes, socialistes et gauche radicale. Pour être adoptée, cette motion devait recueillir la majorité absolue, soit 289 voix, mais les oppositions de droite et d’extrême droite avaient prévenu qu’elles ne soutiendraient pas le texte.

La procédure se voulait une réponse au refus de la Première ministre Elisabeth Borne, la semaine dernière, de solliciter la confiance du Parlement français – un choix en rupture avec une tradition jusqu’à présent globalement respectée.

Maintenant, la loi sur la "sécurité sanitaire"

Le camp du chef de l’État Emmanuel Macron, dirigeant centriste libéral réélu fin avril pour un second mandat de cinq ans, a perdu la majorité absolue lors des élections législatives de fin juin et s’appuie désormais sur 250 élus. Cette nouvelle donne complique la tâche de l’exécutif qui va devoir nouer des alliances au cas par cas pour espérer faire adopter les réformes annoncées, comme celle concernant les retraites, un sujet traditionnellement explosif en France.

À l’issue de ce vote, l’Assemblée nationale devait entrer dans le vif du sujet avec l’examen du premier texte de la législature à partir de 21h30: le projet de loi "sécurité sanitaire" et ses "mesures de freinage" face au regain de Covid-19. Les débats devraient être houleux, le RN et certains membres de la gauche radicale contestant l’ensemble du projet de loi et n’ayant pas caché leur intention de saisir cette occasion pour dénoncer plus largement la politique sanitaire de l’exécutif. Un deuxième projet de loi, tout aussi épineux et sensible, sera examiné à compter du 18 juillet par les députés, celui portant sur les " mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat ".

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