Dix choses à savoir sur Élisabeth Borne

Technicienne longtemps au service du PS, elle doit emmener le nouveau gouvernement Macron. Au moins jusqu’aux législatives.

Elisabeth Borne
Elisabeth Borne

Fille d’un rescapé

Elle porte ce nom de famille que son père avait choisi pour ses faux papiers, durant la Seconde Guerre mondiale. Joseph Bornstein, résistant juif d’origine russe mais apatride, rescapé des camps de concentration d’Auschwitz et de Buchenwald, adopte définitivement ce patronyme qui l’a protégé lorsqu’il obtient la nationalité française.

Pupille de la Nation

Élisabeth Borne n’a que onze ans quand son père met fin à ses jours. Sa mère, qui a deux filles, n’a pas vraiment de revenus. Elle devient pupille de la Nation et reçoit une bourse attribuée par l’État. Polytechnicienne, elle sera aussi diplômée de la prestigieuse École nationale des ponts et chaussées.

Au service du PS

Si elle n’a jamais été encartée au Parti socialiste, Élisabeth Borne devient, au début des années 1990, conseillère de Lionel Jospin, alors Premier ministre de Jacques Chirac, puis conseillère technique de Jack Lang, à l’Éducation nationale puis à la Culture.

Femme de pouvoir

En 2002, la femme politique de l’ombre est nommée directrice de la stratégie de la SNCF, puis directrice des concessions du groupe français Eiffage. Elle sera aussi, de 2015 à 2017, P.-D.G. de la RATP.

Préfète

À partir de 2013, Élisabeth Borne devient préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne. Une première pour une femme.

Royal

La haute fonctionnaire, par ailleurs mère d’un garçon prénommé Nathan, intègre par la suite le cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie, en tant que directrice de cabinet… Avant de devenir ministre à son tour, deux ans plus tard.

Retraite

En 2017, elle intègre le premier gouvernement Édouard Philippe. Au ministère du Travail dans le gouvernement Castex, elle hérite alors de l’épineuse réforme des retraites, qu’elle décide de repousser. La question de l’emploi des jeunes est prioritaire, défend-elle.

À droite

Plusieurs personnalités de gauche la placent aujourd’hui à droite de l’échiquier politique, à cause des réformes menées à ces différents ministères, ou de celles qu’elle n’a pas mises sur la table, justement.

Historique

La seule surprise dans le casting de l’équipe d’Élisabeth Borne vient de l’historien Pap Ndiaye, 56 ans, nommé ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Ce professeur est spécialiste de la question noire et des pratiques de discrimination raciale en France et aux États-Unis.

Continuité

C’est un trio de femmes précédemment ministres (Élisabeth Borne, Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher) qui doivent incarner un nouvel élan dans la transition écologique alors que le maintien de trois ministres hommes (Bruno Lemaire, Gérald Darmanin et Éric Dupont-Moretti) envoie un message de continuité à des postes régaliens.

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