Macron-Le Pen: la bataille s’annonce plus serrée

Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront le 24 avril au second tour de l’élection présidentielle. Mais l'issue sera-t-elle différente?

macron et le pen
© BelgaImage

Rendez-vous le 24 avril 2022. C’est à cette date qu’aura lieu le second tour de l’élection présidentielle française. Après avoir récolté respectivement 27,85 % et 23,15 %, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront. Comme en 2017.

À l’époque, le jeune candidat La République en Marche l’avait largement emporté, battant sa rivale d’extrême droite 66,1% contre 33,9%. Cinq ans plus tard, la bataille s’annonce beaucoup plus serrée.

Une première tendance se dessine

Les premiers sondages sortis dans la foulée du premier tour ce dimanche laissaient présager un écart minime entre les deux candidats. Le sondage Ifop-Fiducial estimait ainsi que 51% des Français comptent voter pour le président sortant, contre 49% pour la candidate du Rassemblement National. Plus tard dans la soirée, un second sondage de l’entreprise Ipsos annonçait 54% d’intentions de vote pour Emmanuel Macron contre 46% pour Marine Le Pen.

Ce lundi, l’écart se creuse encore un peu: Emmanuel Macron recueillerait ainsi 55% des votes contre 45% pour Marine Le Pen, selon le baromètre OpinionWay-Kéa Partners, réalisé pour Les Echos et Radio classique. Mais cela reste encore loin des résultats de 2017.

Programme chargé

Emmanuel Macron est le favori de cette élection. "Ne nous trompons pas, rien n’est joué", a-t-il toutefois mis en garde dans son discours dimanche soir. Ces deux prochaines semaines risquent en effet d’être intenses pour le locataire de l’Elysée, entré tardivement dans la course, avec une campagne au final a minima et émaillée de polémiques.

Ce lundi, le président-candidat prenait déjà la route vers Denain, dans le Nord de la France. Pour "convaincre" ceux qui n’ont pas voté pour lui, il s’est dit prêt à "compléter" son projet, comme une main tendue aux autres partis, y compris les Insoumis arrivés en troisième position du premier tour avec 21,95 %.

Marine Le Pen, elle, a rendu visite ce lundi à un cultivateur céréalier à Soucy, dans l’Yonne. Celle qui a mis en sourdine ses sujets de prédilection – sécurité et immigration – pour devenir la candidate du pouvoir d’achat a parlé… des conséquences de l’inflation sur les prix alimentaires et énergétiques. "Je suis très inquiète de ça parce que je vois tous les nuages s’amonceler et un président de la République qui fait mine de ne pas les voir", a-t-elle déclaré.

Les deux candidats multiplieront les interventions sur le terrain et dans les médias, avant de s’affronter lors du grand débat d’entre deux tours prévu le mercredi 20 avril. Ce dernier peut s’avérer crucial, cinq ans après le raté de Marine Le Pen, à une époque où l’extrême droite est devenue plus dangereuse.

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