Guerre en Ukraine: un nouveau coup russe contre les droits humains

Accusées de «violations de la législation russe», les antennes locales d’Amnesty International, d’Human Rights Watch et de 13 autres ONG de défense des droits humains ont dû fermer en Russie.

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Une manifestation contre la guerre en Ukraine organisée par Amnesty à Séoul. © BelgaImage

La Russie a fermé les bureaux locaux de plusieurs ONG réputées de défense des droits humains, parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch, selon un communiqué publié vendredi par le ministère russe de la Justice. Cette annonce est intervenue en plein bras de fer russo-occidental autour de l’Ukraine où la Russie mène une offensive depuis le 24 février.

La représentation locale d’Amnesty (Royaume-Uni) et celle de HRW (Etats-Unis) ont " été exclues du registre officiel des organisations non-gouvernementales étrangères " en Russie, en raison de " violations de la législation russe ", selon le communiqué. Parmi les autres ONG exclues de ce registre – 15 au total – figurent notamment la Fondation Carnegie pour la paix internationale (Etats-Unis), la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté (Allemagne) et la Fondation Friedrich Ebert (Allemagne).

Censure

Il s’agit de facto de leur fermeture, a précisé pour sa part Amnesty dans un communiqué. " Aujourd’hui, les autorités russes ont fermé les représentations d’Amnesty International et d’autres ONG ", a-t-elle indiqué. Les ONG ont ainsi été " punies pour avoir défendu les droits humains et avoir dit la vérité aux autorités russes ", a estimé Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty, cité dans le communiqué. " Les autorités se trompent profondément si elles croient qu’en fermant notre bureau à Moscou, elles pourront mettre fin à notre travail visant à documenter et à exposer les violations des droits humains ", a-t-elle assuré.

Depuis le déclenchement de l’opération militaire en Ukraine, les sites de nombreux médias russes ou étrangers ont été bloqués en Russie. En mars, les autorités ont également voté plusieurs lois réprimant de lourdes peines de prison ce qu’elles considèrent comme de " fausses informations " sur le conflit.

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