France 2022: Macron galvanise ses troupes lors d’un meeting géant

Le président-candidat Emmanuel Macron a galvanisé ses troupes samedi lors d'un meeting géant près de Paris afin de conforter sa position de favori à la présidentielle face à la poussée dans les sondages de Marine Le Pen.

Macron
Belga

Plus que pour le premier tour, où il est toujours en tête des intentions de vote, son entourage s’inquiète du resserrement de l’écart avec la candidate d’extrême droite au deuxième tour avec plusieurs études le donnant à 53% contre 47% à Marine Le Pen.

Dans un discours avec une forte tonalité sociale devant plus de 30.000 personnes, il a notamment évoqué le pouvoir d’achat, amputé par une inflation galopante et au centre de la campagne, promettant " dès cet été " le triplement de la " prime Macron " pouvant aller " jusqu’à 6.000 euros, sans charge ni impôt ".

Après un début de campagne à minima, c’est le premier grand meeting – et probablement le seul avant le premier tour du 10 avril – pour " convaincre, pour mobiliser " avec " un projet de progrès, d’indépendance, d’avenir pour notre France et pour l’Europe ", a-t-il lancé sur la scène de l’Arena à Nanterre (Hauts-de-Seine), la plus grande salle couverte d’Europe.

Il a mis l’accent sur deux domaines impactés de plein fouet par la pandémie de Covid-19, l’éducation et la santé.

Un coup à gauche, un coup à droite

Emmanuel Macron est revenu sur ses promesses de baisse des impôts et de retour au plein emploi tout en précisant sa proposition de réforme du RSA liant cette aide à une activité " d’insertion " de 15 à 20 heures par semaine, qui avait été très critiquée par ces adversaires, tant à gauche qu’à l’extrême droite.

Il a de nouveau défendu le recul de l’âge de la retraite à 65 ans, une promesse également sous le feu des critiques. " Ne croyez pas ceux qui vous expliquent qu’ils feront la retraite à 60 ans ou à 62 ans, (..) et que tout ira bien, ce n’est pas vrai" , a-t-il martelé, visant clairement Marine le Pen.
Evoquant à plusieurs reprises la guerre en Ukraine, le candidat Macron a souligné qu’il n’était pas de ceux " qui attisent les peurs et cherchent des bouc-émissaires, cela ne sert à rien ".

Dans un registre plus émotif, il a évoqué ces cinq années qui " ont été rudes pour nous tous et pour certains si rudes, si injustes, les plus bouleversantes depuis un demi siècle ".

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