Le genre X sur les papiers d’identité progresse

Plusieurs pays proposent déjà le choix « X » sur leurs passeports. C’est au tour des États-Unis de le rendre effectif en avril. Petit tour du monde.

Genre X sur une carte d'identité néerlandaise
© Belga Image

C’est une annonce d’envergure qu’a fait le département d’État américain en cette journée internationale de visibilité transgenre. Dès le 11 avril, toute personne demandant un passeport aux États-Unis pourra cocher la case " X ", et non plus seulement choisir entre " masculin " et " féminin ".

Une avancée majeure au niveau fédéral alors que certains États conservateurs adoptent des réglementations pénalisant les personnes transgenres. La Maison Blanche parle même de " prolifération d’attaques législatives dangereuses ". Le Texas, anti-LGBT, assimile certaines procédures " de changement de sexe " pour mineurs à des " mauvais traitements " de la part de leurs parents, pénalement répréhensibles.

Des pays surprenants autorisent le " X "

Au moins onze autres pays proposent le choix " X " ou " autre " dans leurs passeports. C’est le cas, sans surprise, du Canada, de l’Allemagne, des Pays-Bas ou encore de l’Australie.

Plus surprenant, certains pays conservateurs où les personnes LGBT sont discriminées, leurs droits piétinés et leur vie en danger, ont également décidé de reconnaitre le " troisième genre ". C’est le cas du Bangladesh et de l’Inde. Au Pakistan, le premier passeport délivré sous le sexe " X " date de 2017. Un pays qui n’est pas connu pour être un fervent défenseur des droits LGBT. Un pas en avant qui ne doit pas occulter le sort réservé aux transgenres et homosexuels qui encourent la prison, voire des coups de fouet.

Et la Belgique?

Chez nous, la référence au genre va disparaitre des documents d’identité. Une délivrance pour les personnes non-binaires. Dans le cas de la Belgique, pas de signe " X " sur la carte mais l’abandon de la référence au genre. Le genre sera donc invisibilisé, car considéré comme une information personnelle, mais restera bien dans le registre national. Il n’est modifiable qu’en cas de transition de genre. La mise en œuvre de cette nouveauté n’a pas encore de date. Les aspects techniques doivent encore être réglés.

Depuis le 1er janvier 2018, les belges transgenres peuvent faire modifier officiellement l’enregistrement du sexe et leurs prénoms sans devoir répondre à certaines conditions médicales. " Cette possibilité est offerte aux personnes qui ont la conviction que le sexe mentionné dans leur acte de naissance ne correspond pas à leur identité de genre vécue intimement ", précise le SPF Justice.

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