La Russie assure ne pas vouloir utiliser d’armes nucléaires contre l’Ukraine

Le Kremlin est revenu plus en détail sur la crainte d'utilisation d'armes nucléaires contre l'Ukraine suscitée par les déclarations de Vladimir Poutine.

Dmitri Peskov et Vladimir Poutine
Dmitri Peskov et Vladimir Poutine, à Moscou le 20 décembre 2018 @BelgaImage

La Russie n’envisage pas d’utiliser des armes nucléaires dans la guerre contre l’Ukraine, a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview accordée au radiodiffuseur public américain PBS lundi.

"Pas une raison pour utiliser une arme nucléaire"

"Nous n’avons aucun doute sur le fait que tous les objectifs de notre opération militaire spéciale en Ukraine seront atteints. Nous n’avons aucun doute à ce sujet", a souligné M. Peskov. "Mais tout résultat de l’opération, bien sûr, n’est pas une raison pour utiliser une arme nucléaire", a-t-il ajouté. "Nous avons un concept de sécurité qui stipule très clairement que ce n’est que lorsqu’il y a une menace pour l’existence de l’État dans notre pays que nous pouvons utiliser et que nous utiliserons effectivement des armes nucléaires pour éliminer la menace", a-t-il expliqué. "Gardons ces deux choses séparées, je veux dire, l’existence de l’État et [l’] opération militaire spéciale en Ukraine. Elles n’ont rien à voir l’une avec l’autre", a ajouté Dmitri Peskov.

L’inquiétude s’était accrue en Occident lorsque le président Vladimir Poutine avait ordonné la mise en état d’alerte des forces nucléaires russes au début de l’attaque armée contre l’Ukraine et qu’il avait prévenu que les pays qui interviendraient dans le conflit devraient faire face à des conséquences "comme ils n’en ont jamais connues auparavant". Le porte-parole du Kremlin a déclaré que "tout le monde sait ce qu’il veut dire par là". Lorsque le journaliste de PBS lui a demandé si le président faisait référence à l’utilisation d’armes nucléaires, M. Peskov a répondu : "non, je ne pense pas". La Russie n’a aucune intention d’attaquer les pays de l’Otan, a encore dit le porte-parole. "Si ce n’est pas un acte mutuel, s’ils ne nous obligent pas à le faire, alors nous ne pouvons pas et ne voulons pas y penser".

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