90 Belges montrant un intérêt à partir se battre en Ukraine ont été recensés

Les services de sécurité ont connaissance d'environ 90 personnes montrant un intérêt à partir se battre en Ukraine aux côtés des forces ukrainiennes, a indiqué mercredi le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, en réponse à André Flahaut (PS). Pour quelques-unes d'entre elles seulement, un départ effectif a été confirmé.

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des soldats ukrainiens à Kiev, le 15 mars @BELGAIMAGE

De nombreuses manifestations de cet intérêt s’expriment sur les réseaux sociaux, sans qu’il soit toujours facile d’évaluer s’il s’agit d’une intention réelle ", a expliqué le ministre.  À ce stade, il est difficile de dresser un profil idéologique de ces personnes même si quelques candidats au départ potentiel étaient connus pour leurs liens avec l’extrémisme. Les autres ne l’étaient pas. Pour l’instant, aucune position commune n’a été établie sur le sujet au sein de l’UE ou de l’OTAN.

En Belgique, le suivi de ces candidats sera réalisé conformément à la stratégie contre le terrorisme et le radicalisme de manière à ce que les plateformes de concertation existantes soient utilisées dès qu’il y a des " indices d’aspect terroriste ou extrémiste" .  Le départ de volontaires vers l’Ukraine ne constitue pas en soi une infraction, a rappelé Vincent Van Quickenborne. Le gouvernement déconseille toutefois " fortement " de rejoindre l’armée ukrainienne ou la légion internationale qui la soutient.

Le déroulement de la guerre étant imprévisible, les volontaires courent un risque élevé d’être blessés ou tués dans les combats. Les candidats doivent également comprendre qu’ils signent un contrat qui les engage et qu’ils ne peuvent pas quitter l’armée ukrainienne quand bon leur semble. Dans ce contexte, il est difficile, voire impossible pour notre pays, de fournir une assistance en cas de besoin. En outre, on ne peut exclure la possibilité que des volontaires soient impliqués dans des crimes de guerre pour lesquels ils peuvent être poursuivis et qu’ils en soient gravement traumatisés ", a averti le ministre.

 

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