L’invasion russe affectera l’économie de l’UE sans la faire dérailler

L'UE estime que sa relance économique sera affectée par la guerre en Ukraine mais reste malgré tout confiante.

Paolo Gentiloni à Bruxelles
Le commissaire européen Paolo Gentiloni, le 22 décembre 2021 à Bruxelles @BelgaImage

Plusieurs facteurs économiques liés à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ralentiront la relance post-Covid de l’UE mais ne la feront pas dérailler, a affirmé mercredi le commissaire européen à l’Économie Paolo Gentiloni.

L’invasion russe, une préoccupation parmi d’autres

Parmi les facteurs de risque qu’il a cités figurent l’impact sur les marchés financiers des sanctions européennes contre la Russie et d’éventuelles représailles russes, des goulets d’étranglement qui se confirmeront dans la chaîne d’approvisionnement, la pression sur les prix de l’énergie et l’impact sur la confiance des consommateurs. En février, la Commission avait estimé à 4% la croissance économique pour 2022.

Compte tenu des incertitudes élevées, la Commission pourrait prolonger à nouveau la suspension de ses règles de rigueur budgétaire: elle va réévaluer en mai prochain l’opportunité de désactiver le 1er janvier 2023, comme envisagé jusqu’ici, la clause qui a suspendu ces règles (3% de déficit public par rapport au PIB, 60% de dette publique) pour cause de crise du coronavirus, a indiqué le commissaire italien, confirmant ce que le vice-président Valdis Dombrovskis avait déjà laissé entendre il y a quelques jours.

La Commission a publié ses orientations budgétaires pour les États membres de la zone euro en 2023. Elle insiste sur le besoin "d’assurer la soutenabilité de la dette grâce à un ajustement budgétaire progressif" et souligne le besoin de différenciation des politiques budgétaires selon les pays. Les plus endettés doivent donner priorité à une réduction graduelle de leur dette, tandis que les moins endettés doivent insister sur les investissements, a expliqué Valdis Dombrovskis.

En parallèle, la Commission continue de travailler sur la réforme de ces règles budgétaires, dans le but de parvenir à un consensus entre les 27 États membres de l’UE avant l’année prochaine.

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