Ukraine: Didier Reynders réagit à l’annonce de Poutine et évoque des sanctions

Le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, était au micro mardi matin de la RTBF.

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Le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, en novembre 2021 @BELGAIMAGE

Didier Reynders, commissaire européen à la Justice, était invité ce mardi sur La Première. Il a évoqué les sanctions qui pourraient être prises contre la Russie. " C’est un acte de guerre, mais dans une guerre qui dure maintenant depuis huit ans, a-t-il déclaré, suite à l’annonce de Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance des territoires séparatistes prorusses d’Ukraine. Il y a des milliers de morts depuis des années. Ici, la différence c’est que c’est un acte qui rompt les accords de Minsk. La Russie tente de prendre pied dans toute une série d’endroits autour de son territoire. Elle tend à considérer que ces pays font partie de son territoire, ou en tout cas de son jardin ".

" Garder la tête froide "

Didier Reynders a évoqué les sanctions qui pourraient être prises contre la Russie : " Des sanctions individuelles, ciblées sur des entités, qui visent à saisir les avoirs de personnes, notamment des proches de Vladimir Poutine ". Des interdictions de voyager, des sanctions économiques, telles que le réduction ou l’arrêt de l’importations d’un certain nombre de biens en provenance de Russie. " La commission a préparé un jeu complet, tout est sur la table" , a-t-il assuré.

Sophie Wilmès (MR), ministre fédéral Affaires étrangères et des Affaires européennes était également au micro de la RTBF ce mardi matin. " C’est un acte extrêmement fort, mais il faut garder la tête froide, a-t-elle commenté à propos de la décision du maître du Kremlin. Il ne faut pas être naïf, il s’agit ici d’une prise de chemin qui va totalement à l’encontre de ce qu’on essayait de faire depuis des mois. On va garder les canaux de communication ouverts tant que possible et se préparer à toute éventualité ".

Des troupes massées à la frontière

Le Parlement russe doit entériner mardi la décision du chef du Kremlin de déployer une force de " maintien de la paix " dans les régions de Donetsk et Lougansk dont il a reconnu l’indépendance, une " violation de souveraineté " dénoncée par Kiev et les Occidentaux qui ont annoncé des sanctions. Aucun calendrier n’a été communiqué sur le déploiement militaire, dont on ignore également l’ampleur. Mais, selon l’Occident, la Russie dispose de quelque 150.000 soldats aux frontières de l’Ukraine.

Deux accords d’entraide entre Moscou et les sécessionnistes, d’une durée de dix ans, doivent être ratifiés par le Parlement. Ils prévoient le déploiement " des unités militaires russes nécessaires au maintien de la paix dans la région et d’assurer une sécurité durable aux parties ".

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