Sofagate 2.0: von der Leyen encore snobée devant un Charles Michel passif

Charles Michel est à nouveau pointé du doigt pour ne pas avoir foncièrement soutenu Ursula von der Leyen, snobée par un ministre ougandais.

Charles Michel et Ursula von der Leyen
Charles Michel et Ursula von der Leyen, à Bruxelles le 17 décembre 2021 @BelgaImage

Après l’incident diplomatique du 6 avril dernier, l’ombre du Sofagate a de nouveau plané lors d’une réunion à Bruxelles ce jeudi 17 février 2022. L’Union européenne accueillait alors plusieurs représentants de l’Union africaine. Les différents ministres et chefs d’États se succèdent pour serrer les mains de Charles Michel, président du Conseil européen, d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et du président français Emmanuel Macron. Mais lorsque se présente le ministre ougandais des Affaires étrangères, Jeje Odongo, tout ne se passe pas exactement comme le voudrait le protocole.

Un sentiment de déjà-vu

Alors qu’Ursula von der Leyen lui fait signe de la tête en guise de bienvenue, le ministre ougandais passe devant elle sans lui accorder la moindre attention, préférant se diriger directement vers Charles Michel puis Emmanuel Macron. Une fois ces deux personnes saluées, Jeje Odongo se place entre Charles Michel et Ursula von der Leyen pour faire la photo officielle, toujours en snobant totalement la seule femme présente.

Emmanuel Macron a beau pointer la présidente de la Commission européenne pour qu’elle soit saluée, rien n’y fait. Charles Michel, de son côté, reste impassible. Une fois la photo faite, Emmanuel Macron s’avance alors véritablement pour faire remarquer à Jeje Odongo qu’il se trouve à côté de la dirigeante de l’Union européenne. Cette fois-ci, le ministre ougandais finit par la saluer, sans toutefois lui serrer la main, avant de partir.

Selon un conseiller de Charles Michel, ce dernier n’aurait pas agi car il " n’a tout simplement pas vu que le ministre était passé ainsi devant Mme Von der Leyen " . La scène n’a cependant pas manqué de faire penser à l’incident d’avril dernier. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan accueillait cette fois-là Charles Michel et Ursula von der Leyen dans le palais présidentiel d’Ankara mais seules deux chaises avaient été préparées, alors qu’ils étaient trois au total. Les deux hommes se sont alors assis le plus simplement du monde, forçant la présidente de la Commission européenne à s’installer plus loin, sur un canapé. Charles Michel avait alors été fortement critiqué pour n’avoir pas réagi, à la fois parce que son poste n’est pas plus important que celui d’Ursula von der Leyen, mais aussi parce que ce comportement a été associé à du sexisme. Avec l’épisode de ce jeudi, il s’expose au risque de raviver ces mêmes critiques.

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