Ukraine: des bombardements en cours sur le front est

Des bombardements ont touché un territoire contrôlé par l'Ukraine, en pleine période de tension avec la Russie et les séparatistes pro-russes.

Checkpoint près de Kharkiv
Un checkpoint dans la région de Kharkiv (est de l’Ukraine), le 16 février 2022 @BelgaImage

Des bombardements étaient en cours vendredi près d’un village de l’est de l’Ukraine sous contrôle de Kiev, qui y combat des séparatistes prorusses mais assurait dans la matinée n’avoir "pas l’intention" de les attaquer.

Tension extrême

Selon des journalistes de l’AFP, des bombardements se faisaient entendre depuis Stanytsia Louganska, une localité déjà touchée la veille par des tirs séparatistes qui y ont notamment endommagé une école maternelle. Le regain de tension sur ce front est une source de tension supplémentaire dans une crise russo-occidentale qui menace de dégénérer en conflit depuis des semaines, sur fond de craintes d’une invasion russe de l’Ukraine.

Le ministre de la Défense ukrainien a toutefois répété dans la matinée que l’armée ukrainienne ne comptait pas mener une offensive contre les séparatistes ou la Crimée annexée, Moscou accusant à l’inverse Kiev de préparer une attaque contre ces territoires. "Nous renforçons notre défense. Mais nous n’avons pas l’intention de mener une quelconque offensive", a déclaré Oleksiï Reznikov devant les députés lors d’une session parlementaire. Il a par ailleurs estimé que la Russie avait désormais massé 149.000 soldats aux frontières de l’Ukraine, des estimations à la hausse et correspondant à celles données cette semaine par Washington. "Nous observons les unités militaires russes dont les forces terrestres s’élèvent à 129.000. Si on y ajoute la composante navale et aérienne, elles atteignent 149.000", a ajouté M. Reznikov.

"Gardez la tête froide, les provocations ne cesseront pas"

Américains et Britanniques ont accusé jeudi la Russie de chercher un prétexte pour attaquer et que le conflit entre l’Ukraine et les séparatistes prorusses pourrait en devenir un. Moscou dément tout projet en ce sens et annonce depuis mardi une série de retrait de ses troupes, images de trains chargés d’équipements à l’appui, mais sans convaincre les Occidentaux. Le Kremlin a jugé vendredi "très inquiétants" la flambée de violences en cours dans l’est de l’Ukraine.

Le ministre ukrainien de la Défense a lui dénoncé les bombardements de la veille sur Stanytsia Louganska. "La principale cible de cette attaque étaient des civils. C’est un crime de guerre et une provocation ouverte", a-t-il affirmé, ajoutant à l’attention des députés: "Gardez la tête froide. Les provocations ne cesseront pas".

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