Départ de forces russes de Crimée, les USA veulent une désescalade vérifiable

La Russie a confirmé ce mercredi un début de retrait de ses forces déployées autour de l'Ukraine. L'Occident, prudent, demande encore à voir.

Soldats russes en Crimée
Soldats russes en Crimée annexée, le 14 février 2022 @BelgaImage

La Russie a annoncé mercredi la fin de manœuvres militaires et le départ de certaines de ses forces de la péninsule ukrainienne annexée de Crimée, où le déploiement de troupes alimentait les craintes d’invasion de l’Ukraine.

La veille, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a demandé à son homologue russe Sergueï Lavrov une "désescalade vérifiable, crédible et significative" à la frontière ukrainienne, selon un communiqué du département d’État américain. "Il a souligné que, si toute nouvelle agression russe contre l’Ukraine engendrerait une riposte transatlantique rapide, sévère et unie, nous restons engagés en faveur d’une voie diplomatique et pensons qu’il reste une possibilité de résoudre la crise pacifiquement", a ajouté le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price après un nouvel appel téléphonique entre les deux ministres.

Baisse des tensions mais "inquiétudes persistantes"

"Les unités du district militaire du sud ayant achevé leurs exercices tactiques sur les bases de la presqu’île de Crimée retournent par voie ferrée vers leur base d’attache", a annoncé ce mercredi le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes.

Ce mardi, Antony Blinken a aussi "réitéré" les "inquiétudes persistantes" de Washington sur le fait que "la Russie a la capacité de lancer une invasion de l’Ukraine à tout moment". Alors que Moscou a dit mardi avoir ordonné un début de retrait des forces russes déployées autour de l’Ukraine, le secrétaire d’État américain a "souligné la nécessité de voir une désescalade vérifiable, crédible et significative", selon le communiqué. Il s’est aussi dit "impatient" de recevoir la "réponse écrite" aux dernières propositions américaines de discussions en matière de sécurité européenne. La Russie a promis de l’envoyer aux États-Unis "dans les prochains jours", a relevé le département d’État.

Les Américains affirment que la Russie, qui a déployé plus de 100.000 militaires à la frontière ukrainienne, peut lancer une invasion d’un jour à l’autre si elle le décide. Moscou dément en avoir l’intention, mais demande notamment la garantie que l’Ukraine n’adhérera pas à l’Otan. Sergueï Lavrov a de son côté dénoncé la "rhétorique agressive utilisée par Washington", et appelé "à un dialogue pragmatique sur l’ensemble des questions soulevées par la Russie", selon un communiqué russe.

 

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