Sophie Wilmès prochaine patronne de l’OTAN?

La ministre belge Sophie Wilmès est vue comme étant susceptible de prendre prochainement la tête de l’OTAN, tout en se refusant de commenter l'info.

Sophie Wilmès à un sommet de l'OTAN
Sophie Wilmès au sommet de l’OTAN à Watford, au nord-ouest de Londres, le 4 décembre 2019 @BelgaImage

Ni la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, ni son cabinet n’ont voulu commenter les informations selon lesquelles elle pourrait succéder à Jens Stoltenberg comme secrétaire générale de l’OTAN. L’agence Bloomberg a cité le nom de la Belge en vue de remplacer le Norvégien à la tête de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) il y a deux semaines.

Une option Wilmès aux nombreux atouts

Interrogée à son retour d’une mission à Oman et aux Émirats-arabes-unis, la ministre, qui accompagnait le Roi, n’a pas voulu faire de commentaire. Le 4 février, le chef de l’OTAN a été nommé à la tête de la Banque de Norvège. Il ne prendra toutefois ses fonctions que le 1er décembre.

Mme Wilmès présente plusieurs atouts pour une succession à ce poste: ancienne première ministre, elle serait en outre la première femme à diriger cette organisation. Elle maîtrise aussi parfaitement les deux langues officielles de l’OTAN, l’anglais et le français. Qui plus est, au contraire de M. Stoltenberg et de son prédécesseur, le Danois Rasmussen, elle vient d’un pays qui est non seulement membre de l’UE mais participe aussi à la Défense européenne.

Deux Belges ont dirigé jusqu’à présent l’institution: les socialistes Paul-Henri Spaak et Willy Claes dont le mandat s’est achevé prématurément en raison de l’affaire Agusta. Les spéculations iront sans doute bon train dans les semaines et mois qui viennent. Certains observateurs mettent en avant la possibilité que l’Organisation se tourne également vers les pays de l’ancien bloc de l’est à l’heure de la crise ukrainienne.

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