10 choses à savoir sur Vincent Bolloré, l’homme qui pèse sur la présidentielle française

À quelques mois de l'élection présidentielle française, l’homme d’affaires semble poursuivre des objectifs politiques en plaçant ses billes dans les médias et maisons d’édition.

Vincent Bolloré
Vincent Bolloré. © BelgaImage

Le roi de l’édition

Déjà propriétaire du numéro deux français de l’édition, Editis, Vincent Bolloré s’apprête à racheter le leader du secteur, le groupe Hachette Livre. Une opération qui met sous tension auteurs, libraires et éditeurs concurrents, tant pour des raisons commerciales qu’éthiques.

Empire médiatique

L’industriel breton a également raflé ces derniers mois une partie du paysage médiatique français en s’immisçant dans le capital du groupe Lagardère. Au-delà de Canal + et CNews, Bolloré a désormais la main sur Europe 1, Paris Match et le Journal du Dimanche.

Petit prince du cash flow

Celui que l’on surnomme encore parfois le “petit prince du cash flow” est à la tête d’une fortune personnelle estimée en 2021 à 8,2 milliards d’euros, ce qui fait de lui la quatorzième fortune de France.

Finances…

Avant les médias, le groupe Vivendi dont Vincent Bolloré est l’actionnaire majoritaire était surtout orienté loisirs: musique (Universal), films (Studiocanal), jeux vidéo (Gameloft), etc.

… et influence

L’industriel est soupçonné de poursuivre un but tout autre que financier. Arrivé à la tête de Paris Match et du JDD, il remplace fin 2021 le directeur de rédaction par Patrick Mahé et Jérôme Béglé, deux journalistes aux idées très à droite.

Place aux extrêmes

Les chaînes du milliardaire faisaient déjà la part belle aux idées conservatrices, voire haineuses. Bien reçues chez des animateurs comme Hanouna et Morandini, voire encouragées chez Pascal Praud.

Objectif Zemmour?

En 2019, Vincent Bolloré a surtout remis Éric Zemmour à l’antenne de CNews, lui offrant une tribune. Celui-ci est désormais défini par François Hollande comme “candidat d’un groupe audiovisuel”.

Commission d’enquête

Face à ces multiples rachats, une commission d’enquête parlementaire s’est intéressée au cas Bolloré. L’homme d’affaires y a affirmé ne poursuivre aucun intérêt politique, “mais seulement économique”.

Lapsus

Vincent Bolloré s’est défendu de favoriser Éric Zemmour: “Personne ne savait qu’il serait président de la République”. Un lapsus aussitôt corrigé par le sénateur David Assouline: “Pas encore!

Cathodo-catho

Face aux sénateurs, l’industriel a aussi réaffirmé ses valeurs catholiques. Le 15 août dernier, la chaîne du milliardaire, C8, avait provoqué de vives réactions en consacrant l’essentiel de son antenne à des programmes catholiques, dont un film anti-avortement.

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