La puissance de l’éruption aux Tonga supérieure à des centaines d’Hiroshima

Les îles Tonga sont dévastées par les conséquences de l'éruption, comme le racontent des habitants. Des villages ont été entièrement détruits.

Le Hunga Tonga le 15 janvier
Image de l’éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga le 15 janvier 2022 @BelgaImage

La force de l’éruption volcanique aux îles Tonga le 15 janvier a dépassé la puissance de la bombe atomique d’Hiroshima, ont déclaré des scientifiques de la NASA, tandis que les survivants de cette catastrophe décrivaient lundi un choc qui leur a "secoué le cerveau".

Équivalent à 15.000 tonnes de TNT

Selon l’observatoire de la Terre de la NASA, le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai a craché un champignon de fumée atteignant 40 kilomètres de haut lors de l’éruption qui a été entendue jusqu’en Alaska, à plus de 9.000 km de là, et a déclenché un tsunami. La Nasa a déclaré que l’éruption était plusieurs centaines de fois plus puissante que la bombe atomique américaine larguée sur la ville japonaise d’Hiroshima en août 1945, dont la puissance était estimée à environ 15 kilotonnes (15.000 tonnes) de TNT.

"Nous pensons que la quantité d’énergie libérée par l’éruption était équivalente à une quantité de TNT comprise entre 5 et 30 mégatonnes (5 à 30 millions de tonnes)", a déclaré le scientifique de la Nasa Jim Garvin dans la publication parue dimanche soir.

Des dégâts colossaux, aux Tonga et ailleurs

L’agence a déclaré que l’éruption avait "anéanti" l’île volcanique située à environ 65 kilomètres au nord de Nuku’alofa, la capitale des Tonga. Elle a recouvert d’une couche de cendres toxiques le royaume insulaire qui compte environ 100.000 habitants, empoisonnant l’eau potable, détruisant les cultures agricoles et anéantissant complètement au moins deux villages. Il a également fait au moins trois victimes à Tonga et entraîné la mort par noyade de deux baigneurs au Pérou dont les côtes ont été frappées par des vagues exceptionnelles à cause de l’éruption.

Une "urgence environnementale" de 90 jours a été annoncée par les autorités péruviennes pour la zone côtière endommagée par le déversement de 6.000 barils de pétrole brut il y a une semaine, une marée noire qui continue de s’étendre et désespère les habitants. Aux Tonga, l’ampleur des dégâts reste incertaine, les communications étant toujours interrompues. Les forces de défense japonaises, néo-zélandaises et australiennes ont commencé à livrer des secours d’urgence, notamment de l’eau, tout en maintenant de stricts protocoles contre le Covid-19 pour préserver l’archipel de la pandémie.

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