La Corée du Nord lance à nouveau un "projectile non-identifié"

Pyongyang avait déjà tiré un missile hypersonique il y a quelques jours, ce qui avait été vivement condamné par la scène internationale.

Tir de la corée du nord
Le tir nord-coréen à la télévision sud-coréenne. (@Belga Image)

La Corée du Nord a lancé un « projectile non-identifié » vers la mer du Japon, rapporte lundi soir l’agence de presse sud-coréenne Yonhap. Ce tir survient à peine une semaine après le tir d’un missile hypersonique, vivement condamné par la scène internationale.

Le tir a aussi été rapporté par les garde-côtes japonais, qui ont parlé d’un « objet ressemblant à missile balistique ».

Les chefs d’état-major interarmées de Corée du Sud estime qu’il s’agit d’un « missile balistique présumé » tiré vers la mer.

Quelques heures avant le tir, six pays, dont les Etats-Unis et le Japon, avaient exhorté la Corée du Nord à cesser ses « actions déstabilisatrices » en amont d’une réunion à huis-clos du Conseil de sécurité des Nations unies à propos de l’essai, la semaine dernière, de ce que Pyongyang a présenté comme un missile hypersonique.

La France, le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Albanie se sont joints à l’appel « à s’abstenir de toute nouvelle action déstabilisatrice (…) et à engager un dialogue constructif vers notre objectif commun de dénucléarisation complète ».

Selon des experts, Pyongyang pourrait avoir fait coïncider à dessein son tir avec la réunion onusienne.

« Le lancement a des motivations politiques et militaires », a expliqué à l’AFP Shin Beom-chul, chercheur à l’Institut coréen de recherches sur la stratégie nationale.

« La Corée du Nord poursuit ses essais pour diversifier son arsenal nucléaire, mais elle a planifié le tir le jour de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour maximiser son impact politique », a-t-il ajouté.

L’agence officielle nord-coréenne KCNA avait affirmé jeudi que le missile, tiré mercredi 5 janvier, transportait une « ogive hypersonique » qui a « atteint avec précision une cible à 700 km de distance ».

Pyongyang affirme avoir besoin de son arsenal pour se défendre contre une éventuelle invasion américaine.

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