Quand expire votre certificat de vaccination dans les pays européens?

Si la validité du pass sanitaire est uniformisée pour les voyages, il en est parfois autrement quant à son utilisation au sein de chaque pays.

Contrôle de pass sanitaire
Illustration d’un contrôle de pass sanitaire @BelgaImage

Mauvaise surprise pour certains Belges partis en France pendant les vacances d’hiver. Même si leurs pass sanitaires sont encore valables en Belgique, ils sont tout simplement refusés outre-Quiévrain. La faute aux règles spécifiques en vigueur dans l’Hexagone, qui a par exemple déjà désactivé les pass de nombreuses personnes de plus de 65 ans et/ou ayant reçu le vaccin Johnson&Johnson (J&J). Pour le récupérer, il faut passer par la case dose de rappel. La France n’est d’ailleurs pas le seul pays à avoir édicté des mesures similaires en Europe. Certains États ont réduit ou vont réduire la validité du pass à une période plus limitée que chez leurs voisins. Là aussi, la solution pour garder son précieux document, ce sera d’avoir une nouvelle injection. Voici ce qu’il en est à travers le continent.

La France, un des États les plus durs en matière de pass

De base, l’Union européenne (UE) a voulu édicter une nouvelle période de validité du pass. En décembre 2021, il a été édicté que dès le 1er février 2022, le fameux sésame serait valable pour neuf mois après l’obtention d’une vaccination complète afin de voyager en son sein (contre un an selon la règle actuelle). Après, il faudra la fameuse troisième dose (ou la deuxième pour ceux qui ont reçu le vaccin unidose de J&J). La messe semblait donc être dite et une uniformisation semblait possible.

Sauf que depuis, c’est resté un peu la jungle, chaque État étant libre de faire ce qui lui plaisait en la matière. Le cas de la France est l’un des plus extrêmes avec un système particulièrement complexe. Là-bas, le pass sanitaire est déjà retiré aujourd’hui à ceux qui ont reçu leur dose du vaccin J&J il y a plus de deux mois, ainsi qu’aux personnes de plus de 65 ans sept mois après l’injection de la deuxième dose de n’importe quel autre vaccin.

Le 15 janvier prochain, la règle qui prévaut actuellement en France pour les plus de 65 ans se généralise dans ce pays. Autrement dit, si un Belge de moins de 65 ans va en France et qu’il a eu sa deuxième dose (de Pfizer, Moderna ou AstraZeneca) il y a plus de sept mois, il pourra certes se rendre encore dans l‘Hexagone (si son certificat ne date pas de plus de neuf mois) mais il ne pourra plus accéder aux lieux où le pass sera demandé (restaurants, culture, etc.). Le week-end dernier, le ministre de la Santé Olivier Véran a ajouté une couche en annonçant au Journal du Dimanche que le 15 février 2022, il prévoyait que cette limite de sept mois serait abaissée à quatre. Nous avons contacté l’Ambassade de France pour avoir confirmation mais celle-ci déclare ne pas disposer d’informations supplémentaires à ce propos.

L’Italie et le Danemark eux aussi plus sévères que l’UE

D’autres pays se retrouvent dans une position similaire à celle de la France, avec des règles plus dures que celles adoptées au niveau de l’UE. Parmi ceux-ci, on retrouve l’Italie. Pour l’instant, le certificat de vaccination est valable là-bas neuf mois sans dose de rappel, comme le futur pass européen. Mais le 1er février, cette limite sera abaissée à six mois. Une modification non négligeable puisque le pass vaccinal sera requis en de nombreux endroits dans la péninsule, à l’instar de ce que prévoit de faire la France.

Autre pays concerné: le Danemark. À l’heure actuelle, le pass sanitaire y est valable un an et à partir de la mi-janvier, ce délai sera revu à sept mois. Une personne ayant terminé sa vaccination mi-juin 2021 perdrait donc son certificat de vaccination dans le royaume danois à ce moment-là, à moins d’avoir sa dose de rappel évidemment.

Neuf mois pour beaucoup de pays

Heureusement quand même, une grande partie de l’Europe reste dans l’optique de ne pas sévir plus que ce qui a été décidé à l’échelle européenne. C’est le cas de la Belgique. Aujourd’hui, le CST est valable un an chez nous. Dès le 1er février, ce ne sera plus que neuf mois, autrement dit exactement comme le pass européen. Après, les seules solutions pour garder le sésame, ce sont la dose de rappel ou l’obtention d’un autre certificat (de guérison ou de test négatif). La Pologne suit exactement le même cheminement.

D’autre pays ont aussi un pass avec validité d’un an, comme la Belgique actuellement, et ils n’ont pas encore véritablement édicté de passage aux neuf mois au sein de leurs territoires respectifs. C’est le cas de l’Espagne, des Pays-Bas et de l’Allemagne. À noter toutefois que le gouvernement néerlandais évoque lui aussi la possibilité de se calquer sur le pass européen, sans précision supplémentaire. En attendant, cela ne veut pas dire qu’un voyageur sans dose de rappel peut forcément s’y rendre avec son pass pendant un an, puisqu’il faudra malgré tout se conformer à la nouvelle règle européenne dès le 1er février. Pour ceux qui se rendraient en Suisse, pays non-membre de l’UE, la période de validité actuelle reste d’un an sans dose de rappel, avec aucun changement de prévu en l’état.

Enfin, certains pays ont d’ores et déjà adopté la limite de neuf mois. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment l’Autriche. Exemple atypique aussi: le Portugal. Dans cet État, le pass n’était auparavant valable que six mois seulement. Depuis décembre dernier, c’est-à-dire lors de l’accord européen, cette barre a été réhaussée à neuf mois.

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