État d’urgence au Kazakhstan après des émeutes

Les manifestations dénoncent, outre les prix du gaz, tout le système politique autoritaire kazakh. La mairie d'Almaty a été notamment saccagée.

Mairie d'Almaty en feu
La mairie d’Almaty, capitale économique du Kazaksthan, en feu, le 5 janvier 2022 @BelgaImage

Le Kazakhstan a décrété mercredi l’état d’urgence sur tout son territoire après des manifestations déclenchées par une hausse du prix du gaz qui ont dégénéré en émeutes, ont rapporté les agences russes.

Plus d’internet et de réseau mobile, couvre-feu, etc.

Les agences Interfax, TASS et RIA Novosti ont annoncé cet état d’urgence, citant un communiqué montré sur la télévision kazakhe. Les autorités avaient auparavant coupé l’accès à internet et au réseau de téléphonie mobile dans l’ensemble du pays et décrété l’état d’urgence dans plusieurs villes et régions où ont eu lieu les manifestations: la capitale économique Almaty, la province de Mangystau, et la capitale Nur-Sultan, rebaptisée ainsi en l’honneur de l’ancien président Noursoultan Nazarbaïev.

L’état d’urgence a été étendu à l’ensemble du territoire, a indiqué mercredi soir la télévision d’Etat kazakhe Khabar 24, précisant qu’il serait en vigueur jusqu’au 19 janvier. L’état d’urgence "restreindra la liberté de mouvement, y compris les transports", a indiqué en russe le présentateur de la chaîne, et interdira "les évènements collectifs et les cérémonies familiales liées aux naissances, mariages ou décès". Les restrictions "ont été introduites en lien avec l’aggravation de la situation, pour assurer la sécurité publique, le rétablissement de la loi et de l’ordre, et la protection des droits et de libertés de citoyens", a-t-il poursuivi. Dans le cadre de l’état d’urgence, sera en vigueur un couvre-feu de 23H00 à 07H00, a-t-il encore précisé.

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