Le Maroc prolonge à nouveau l’interdiction des vols aériens

En parallèle, l'état d'urgence est lui aussi prolongé et Rabat n'autorise plus les opérations de retour au pays accordées «à titre exceptionnel».

Avion de la Royal Air Maroc
Un avion de la compagnie aérienne Royal Air Maroc à l’aéroport d’Heathrow, à Londres, le 15 février 2019 @BelgaImage

Le Maroc a prolongé vendredi jusqu’à fin janvier la fermeture de ses frontières aériennes, en vigueur depuis le 29 novembre, pour lutter contre la propagation du variant Omicron du Covid-19.

Un état d’urgence renforcé

Cette fermeture, effective depuis le 29 novembre, devait initialement expirer le 31 décembre. Mais l’Office National Des Aéroports (ONDA) a annoncé vendredi le «prolongement de la suspension de tous les vols de passagers du et vers le Maroc jusqu’au 31 janvier 2022». Le Maroc avait mis fin jeudi au dispositif visant à rapatrier ses ressortissants bloqués à l’étranger et a prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 janvier 2022 face à la propagation rapide du nouveau variant.

Le 13 décembre, les autorités marocaines avaient permis «à titre exceptionnel» aux Marocains retenus à l’étranger de retourner dans leur pays via le Portugal, la Turquie et les Émirats arabes unis. Toutefois, elles ont décidé de cesser ces opérations de retour à compter de jeudi, en raison de la recrudescence de l’épidémie au Maroc, refermant de facto les frontières du royaume. Seuls sont désormais autorisés des vols spéciaux de rapatriement au départ du Maroc, notamment vers la France, soumis au cas par cas à l’approbation des autorités marocaines.

Le gouvernement marocain a déjà interdit toutes les célébrations du Nouvel An et rétabli un couvre-feu nocturne, alors que le royaume a enregistré ses premiers cas de contamination dus au variant Omicron. Sont également bannis les festivals et les grandes manifestations culturelles et artistiques depuis le début du mois. Ces restrictions frappent de plein fouet l’industrie du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, un secteur vital pour l’économie du royaume.

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