10 choses à savoir sur Christiane Taubira

L’égérie socialiste Christiane Taubira a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle française. Tout en se ménageant une porte de sortie.

Christiane Taubira candidate à la présidentielle française
Christiane Taubira. © BelgaImage

Teasing présidentiel

C’est sur Twitter que la femme politique a annoncé qu’elle “envisageait” d’être candidate à la présidence de la République française. Elle confirmera – ou infirmera – sa volonté “mi-janvier”.

Kamikaze ou providentielle?

La stature morale de Christiane Taubira, sa notoriété et sa grande culture pourraient lui permettre de rassembler son camp. Ou de le diviser plus encore…

Égérie de la gauche

Née en 1952 en Guyane, fille d’une aide-soignante ayant élevé seule 11 enfants, Christiane Taubira est un pur produit de la méritocratie française. Professeure d’économie, puis députée apparentée PS, elle donne son nom à la loi sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Jospin trébuche

En avril 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle. Elle obtient 2,32 % des voix au premier tour. Des voix qui feront défaut à Lionel Jospin et permettront à Jean-Marie Le Pen d’accéder au second tour.

L’idée de Sarkozy

En 2007, elle rallie l’équipe de Ségolène Royal. Par la suite, elle déclare avoir été “approchée” par l’entourage de Nicolas Sarkozy pour faire partie du gouvernement, mais “avoir alors décliné l’offre”. En 2008, le président Sarkozy la chargera d’une mission d’étude économique.

Garde des Sceaux

Bien qu’ayant soutenu Arnaud Montebourg aux primaires du PS, elle se voit proposer par le président François Hollande le poste de garde des Sceaux.

Bête noire de la droite

Elle est la cible des critiques de l’Union pour le mouvement populaire (UMP) et du Front National qui, après l’évasion d’un détenu lors d’une manifestation sportive à laquelle elle assistait, lui reprochent son “laxisme”.

Attaques racistes

Christiane Taubira subira de nombreuses attaques racistes. Entre autres, le directeur de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute sera condamné pour une couverture où figure la photo de la ministre accompagnée de la légende: “Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane”.

Raffinement

À Éric Ciotti (Les Républicains), elle dit un jour: “Cet hémicycle tout entier a constaté à quel point je vous obsède dans toute votre expression publique avec une constance qui appelle quand même l’admiration!”

Revenir

C’est en 2016, pendant la présidence Hollande, qu’elle claque la porte du gouvernement très à droite de Manuel Valls sur la question de la déchéance de nationalité, qu’elle juge inacceptable. Son explication, alors, était: “Parfois, résister c’est rester, parfois, résister c’est partir”. Il semble maintenant que résister, c’est revenir.

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