Affaire Hulot: ni "complaisance", ni "inquisition", dit Macron

Le chef de l'État français affirme sa neutralité quant aux accusations concernant son ancien ministre et aspire à «l'efficacité de la justice».

Emmanuel Macron et Nicolas Hulot
Emmanuel Macron et Nicolas Hulot lors d’une réunion au palais de l’Élysée, à Paris, le 5 septembre 2017 @BelgaImage

Le président français Emmanuel Macron a souhaité qu’il n’y ait ni "opacité", ni "complaisance" ni "inquisition" à propos des accusations d’agressions sexuelles et de viol contre son ex-ministre Nicolas Hulot, mais "l’efficacité de la justice", selon des propos rapportés du Conseil des ministres.

"Accompagner la libération de la parole et l’efficacité de la justice"

"La position du gouvernement sur ce sujet est constante. Nous n’accepterons jamais une société de l’opacité ou de la complaisance. Et nous ne voulons pas non plus d’une société de l’inquisition. Alors l’enjeu, c’est de faciliter et d’accompagner la libération de la parole, le recueil des plaintes, l’efficacité de la justice", a dit le chef de l’État en Conseil des ministres, ont rapporté des participants, confirmant des informations de plusieurs médias.

"Nous avons énormément fait pour cela, et nous allons continuer à agir résolument en ce sens", a ajouté Emmanuel Macron, s’exprimant pour la première fois depuis la diffusion jeudi dernier par France 2 d’une enquête dans laquelle plusieurs femmes ont accusé de viols et d’agressions sexuelles l’ancien ministre et animateur télé. Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire. Nicolas Hulot avait annoncé dès mercredi, veille de la diffusion, quitter "définitivement" la vie publique, pour protéger ses proches et sa Fondation des retombées d’un "lynchage".

Au total, ce sont au moins six femmes, dont l’une mineure au moment des faits, qui le mettent en cause. La Belge Maureen Dor a aussi écrit un courrier à la rédaction de France 2 pour apporter son témoignage, pour des faits prescrits. L’ancien ministre français et activiste environnemental dément ces nouvelles accusations d’agression sexuelle et de viol et a annoncé mercredi passé quitter "définitivement la vie publique".

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