Dix choses à savoir sur Tsai Ing-wen

La présidente de Taïwan refuse de céder aux pressions venues de Chine, malgré les incursions militaires de Pékin. Elle dit faire “confiance” aux États-Unis. La situation sur l’île préoccupe le monde entier.

la présidente Taiwan Tsai Ing-wen
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Pressions

La colère chinoise a été envenimée lorsque Tsai Ing-wen a affirmé son intention de ne pas accepter la voie communiste lors du discours de la fête nationale. Depuis quelques jours, l’île enregistre un nombre record d’appareils militaires chinois dans son espace aérien, y compris des bombardiers à capacité nucléaire. La présidente dit espérer un “apaisement entre [leurs] deux pays”.

Réunification

De son côté, la Chine refuse de lâcher Taïwan, car selon le régime communiste, l’île est sa 23e province. Xi Jinping a promis une “réunification inéluctable”. Les craintes de voir le géant continental recourir à la force sont réelles.

Historique

Pour rappel, le conflit dure depuis la création de la République populaire de Chine en 1949. Le célèbre maréchal Tchang Kaï-chek s’était réfugié sur l’île après sa défaite contre Mao Zedong et avait créé la “République de Chine”, le nom officiel de Taïwan.

Présidente

L’élection en 2016 de Tsai Ing-wen à la présidence n’a pas apaisé les tensions. Celle-ci qualifie l’île comme un pays “déjà indépendant”, sans pour autant déclarer l’indépendance unilatéralement.

Tsai Ing-wen

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Indépendance

Dans les faits, Taïwan jouit effectivement d’une indépendance politique, administrative et militaire par rapport à la Chine continentale. L’île a des relations diplomatiques avec une quinzaine de pays et possède sa propre monnaie.

Dialogue

Fin octobre, Tsai Ing-wen a proposé des pourparlers avec Pékin qui les a rejetés. Elle a aussi averti qu’un éventuel débordement sur l’île aurait des “conséquences régionales et mondiales majeures”.

Démocratie

Le gouvernement taïwanais a fait le choix de la démocratie à l’occidentale, comme ses habitants d’ailleurs. Dans les mois à venir, des experts craignent des affrontements comme ceux vécus à Hong Kong avant la crise sanitaire.

Confiance

Sur CNN, la présidente taïwanaise a confirmé que des soldats américains étaient présents sur l’île. Une déclaration inédite puisque cela n’avait jamais été officiel depuis 1979 et le “Taiwan Relations Act”. Elle a aussi martelé sa “confiance envers les États-Unis pour défendre son île contre la Chine”.

ONU

Le chef de la diplomatie américaine a regretté l’absence de Taïwan qu’il qualifie de “success story pour la transparence et les droits humains” dans les institutions de l’ONU. Une autre remarque qui n’a pas plu au régime chinois.

Symbole

Les tensions autour de Taïwan opposent deux visions du monde. D’un côté, la culture communiste chinoise qui se rêve première puissance mondiale. De l’autre, le modèle capitaliste américain actuel.

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