Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le fascisme à Rome

Plus de 50.000 personnes étaient présentes, quelques jours après des néo-fascistes aient ravagé que les bâtiments du principal syndicat italien.

Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le fascisme à Rome
Manifestation anti-fasciste le 16 octobre 2021 à Rome sur la Place Saint-Jean-de-Latran, devant la basilique homonyme @BelgaImage

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi contre le fascisme dans les rues de la capitale italienne, une semaine après les violentes manifestations contre le pass sanitaire qui s’étaient tenues devant le siège de la CGIL, principale confédération syndicale du pays (gauche). Le groupuscule d’ultradroite Forza Nuova est mis en cause dans ces émeutes.

Une dissolution d’organisations néo-fascistes en vue?

Plus de 50.000 personnes, selon les médias locaux, se sont rassemblées sous le slogan «Fini le fascisme: pour l’emploi, la participation et la démocratie», porté par la CGIL, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et l’Union italienne du travail (UIL). D’après les syndicats, quelque 800 bus et 10 trains spécialement affrétés ont convergé des quatre coins de la Botte vers Rome pour permettre aux citoyens et citoyennes de défiler.

Samedi dernier, une manifestation contre l’obligation, à partir du 15 octobre, du pass sanitaire dans tous les lieux de travail en Italie avait dégénéré, obligeant la police à se déployer en nombre. Des membres du parti d’extrême droite Forza Nuova s’en étaient pris au siège de la CGIL. Sept personnes avaient été blessées durant ces émeutes.

Le secrétaire général de la CSIL a appelé samedi à la dissolution des organisations néo-fascistes et néo-nazies, alors que celle de Forza Nuova est actuellement en discussion dans le monde politique italien. Le Parti démocrate (centre-gauche), en tête des appels à l’interdiction de FN, a indiqué que sa pétition pour que le Parlement la prononce avait rassemblé 100.000 signatures. Aux divers scrutins auquel il s’est présenté, seul ou en coalition avec d’autres groupuscules d’ultradroite, le parti n’a jamais atteint 0,5% des voix. Samedi, l’Italie commémorait par ailleurs la rafle, il y a 78 ans à Rome, de plus d’un millier de juifs par les Nazis, déportés ensuite vers le camp d’extermination d’Auschwitz.

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