En Allemagne, le nouveau gouvernement prend forme

Les sociaux-démocrates, arrivés en tête aux élections allemandes, les Verts et les libéraux ont annoncé vendredi être parvenus à un accord préliminaire en vue de former un gouvernement.

En Allemagne, le nouveau gouvernement prend forme
Belga

« Nous avons effectivement réussi à nous mettre d’accord sur un document. C’est un très bon résultat, cela montre clairement qu’un gouvernement peut être formé en Allemagne », a salué le social-démocrate Olaf Scholz, probable futur chancelier, lors d’une déclaration à la presse avec les dirigeants des partis écologiste et libéral.

Pas de hausse d’impôts, respect des règles d’endettement, sortie avancée du charbon : les trois partis, grands gagnants des élections du 26 septembre qui ont tourné la page Angela Merkel, ont commencé à dessiner les contours de la politique qu’ils entendent mener. Les sociaux-démocrates, les Verts et les libéraux, qui formeraient une coalition inédite à la tête de l’Allemagne, ont élaboré un document d’une douzaine de pages récapitulant leurs points d’accord et les réformes qu’ils entendent mener dans les quatre années qui viennent.

Sur la base du document présenté vendredi, les trois partis, aux programmes très différents, vont approfondir leurs pourparlers et ouvrir des négociations officielles abordant, point par point, tous les détails d’une future alliance. Si les tractations aboutissent, cette coalition, baptisée « feu tricolore » en raison des couleurs associées à chaque parti, devrait prendre les commandes de l’Allemagne d’ici la fin de l’année. Selon un sondage publié vendredi, elle est souhaitée par près des deux tiers des Allemands (62%).

La cote de popularité de M. Scholz est encore plus élevée, puisque trois personnes sur quatre disent qu’il serait « bien » qu’il devienne chancelier.
Si la coalition parvient au pouvoir, elle aura du pain sur la planche, dans un contexte délicat pour l’économie allemande, fragilisée par les pénuries de matières premières et de composants. L’objectif de baisse drastique des émissions va de surcroît nécessiter d’énormes investissements dans la construction et les transports.

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