La manifestation anti-pass à Rome dégénère en émeutes

Des néofascistes ont notamment été arrêtés et le bâtiment du plus grand syndicat italien a été dévasté.

La manifestation anti-pass à Rome dégénère en émeutes
Émeute le 9 octobre 2021 devant le palais Chigi (ici à droite), siège de la présidence du Conseil des ministres @BelgaImage

Les manifestations contre la politique sanitaire du gouvernement italien ont dégénéré samedi en violentes émeutes à Rome. Le siège du plus grand syndicat italien, la CGIL, a par exemple été pris d’assaut et a été saccagé. Des séquences vidéo montrent comment ils attaquent d’abord les gardes et les officiers avec des bâtons et des mâts de drapeau, puis pénètrent dans le bâtiment. Plusieurs arrestations ont eu lieu, dont certains membres d’un mouvement d’extrême-droite.

Des néo-fascistes parmi les personnes arrêtées

Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi après-midi dans le centre de Rome pour protester contre l’obligation à partir du 15 octobre du pass sanitaire dans tous les lieux de travail. Parmi les manifestants, des centaines se sont opposées à la police. Les forces de l’ordre ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour disperser les protestataires, dont certains ont tenté de forcer des barrières et ont jeté des chaises en direction des policiers.

La police a procédé à l’arrestation de 12 fauteurs de troubles, dont deux responsables du parti d’extrême droite et ouvertement néo-fasciste Forza Nuova, d’après plusieurs médias. Les heurts ont suscité de vives réactions dimanche dans les rangs politiques, le sénateur Andrea Marcucci (parti démocrate) appelant notamment à faire cesser immédiatement «la violence fasciste».

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