Nouvelle proposition sur la table pour sauver la COP27

La présidence égyptienne de la COP27 a publié une nouvelle proposition de décision finale, datée de 13h ce samedi, alors que les négociations des près de 200 pays présents à Charm el-Cheikh se prolongent bien au-delà de l'horaire prévu.

Nouvelle proposition sur la table pour sauver la COP27
Reuters

Ce nouveau " brouillon ", de 11 pages, le quatrième depuis le début de la COP27, laisse toutefois largement en suspens la question brûlante du financement des pertes et préjudices, ces dégâts climatiques déjà constatés dans le sillage des changements climatiques. Les pays du Sud réclament à cor et à cri non seulement une reconnaissance mais aussi un financement de ces pertes et dommages, ce que les pays développés rechignent de longue date à accepter.

L’Union européenne avait fait une ouverture et lancé une proposition jeudi soir de fonds pour financer ces dégâts climatiques, mais ciblant les pays les plus vulnérables, et à condition d’augmenter les efforts sur le plan de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, responsables de la hausse du mercure. Ce fonds, dans l’esprit européen, serait alimenté par plusieurs sources de financements et pas seulement par les pays développés mais également certains pays émergents, comme la Chine, dont les moyens sont jugés importants.

" Pertes et dommages "

La dernière proposition de décision soumise par la présidence de la COP27 ne tranche toutefois pas encore cette question. Mais dans un autre brouillon de texte, publié séparément par la présidence, l’idée de l’établissement d’un fonds pour les pertes et dommages est mentionnée.

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Mais samedi après-midi, une source européenne, citée par l’AFP, a indiqué qu’un accord avait été trouvé sur la création d’un fonds spécifique dédié à ces " pertes et dommages ". Une telle décision, qui doit encore être approuvée en séance plénière de la COP, qui réunit toutes les parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, serait la principale avancée de cette COP27 à Charm el-Cheikh, dont d’aucuns craignaient encore l’échec quelques heures plus tôt.

Réaffirmation du +1,5°C

Par ailleurs, le projet de décision finale actuellement sur la table réaffirme la volonté des parties de s’efforcer de limiter le réchauffement mondial à +1,5°C, à la lumière des rapports du Giec qui mettent en garde contre les effets délétères provoqués par chaque dixième de degré de hausse des températures. Le projet de décision s’inquiète toutefois que les engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pris par les États restent à ce jour nettement insuffisants et augurent une réduction de 0,3% des émissions en 2030 par rapport à leur niveau de 2019 alors qu’une baisse de 43% serait nécessaire pour limiter le réchauffement à +1,5°C.

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En matière énergétique, l’importance des énergies renouvelables est soulignée. L’appel, lancé pour la première fois à Glasgow (COP26), à accélérer les efforts pour une réduction de l’utilisation du charbon (sans système de capture et stockage de carbone) comme source énergétique est réitéré, de même que l’appel à une suppression progressive des subsides " inefficaces " aux combustibles fossiles.

Sur le plan financier, la proposition de texte final lance un appel aux banques multilatérales de développement à contribuer par leurs moyens à augmenter l’ambition climatique.

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