Métaux rares: à quel point nous allons devenir dépendants?

Omniprésents dans nos nouveaux appareils électroniques, les métaux rares vont engendrer de nouveaux types de dépendances qui posent question.

Batterie lithium-ion
Batterie lithium-ion ©BelgaImage

Ils sont partout et font l’objet de toutes les convoitises : les métaux rares sont le pétrole de demain.

Dysprosium, Indium, Lithium, ces métaux aux noms étranges sont indispensables aux technologies modernes. Ils font vibrer nos smartphones, donnent leur couleur aux écrans et constituent les batteries de tous nos appareils électriques. Mais par-dessus tout, ils jouent un rôle clé dans le plus gros défi de notre temps : la transition énergétique. Les énergies renouvelables comme les éoliennes, les panneaux solaires en dépendent et les voitures électriques ne peuvent pas rouler sans.

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Les métaux rares ne doivent pas leur surnom à leur rareté dans les sols, mais à la difficulté de leur approvisionnement. On en trouve sur tous les continents, mais seuls une poignée de pays ont développé le savoir-faire nécessaire pour les extraire, la Chine en tête. De nombreux états occidentaux ont, au contraire, pris du retard.

Pour espérer avoir un mot à dire sur les normes de production des technologies décarbonées et éviter les pénuries, l’Union européenne doit se réapproprier toute la chaîne de valeur, de la production au recyclage. Ce défi marque le grand retour de l’extraction minière sur le sol européen, non sans difficultés. Des régions sacrifiées et de lourds impacts sur l’environnement : voici le prix réel de la transition… et de modes de consommation.

Décryptage.

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