Pourquoi le don du fondateur de Patagonia est différent de ceux des autres milliardaires

Yvon Chouinard, fondateur de Patagonia, est le premier milliardaire à nommer la Terre seule actionnaire de sa société.

Yvon CHouinard fondateur de Patagonia
© BelgaImage

100 millions

Yvon Chouinard, boss de la marque de vêtements Patagonia, redistribuera ses bénéfices annuels (100 millions de dollars) à des ASBL dédiées à la protection de l’environnement.

99 %

Warren Buffett a annoncé il y a quelques mois vouloir léguer 99 % de sa fortune (115 milliards de dollars) à la lutte contre la pauvreté.

33,4 milliards

Bill et Melinda Gates ont fondé en 2000 une société à leur nom, aussi pour lutter contre la pauvreté. Ils y ont déjà versé 33,4 milliards de dollars.

18,1 milliards

Le spéculateur George Soros, qui a vécu la guerre, aurait déjà financé des œuvres en lien avec la démocratie, l’éducation et les discriminations à hauteur de 18,1 milliards.

2

MacKenzie Scott s’est séparée de Jeff Bezos en 2019. En deux ans, elle aurait déjà légué 8,1 milliards à des associations.

Le point final

Yvon Chouinard n’est pas le premier milliardaire à faire preuve de générosité. Mais sa démarche est différente de celle de ses camarades. D’abord, c’est bien l’ensemble des bénéfices qui seront reversés à des œuvres pro-environnementales. C’est comme s’il faisait don de Patagonia, dont la Terre est bien devenue le premier actionnaire, même si la formule est un brin pompeuse. Surtout, sa décision n’est que la suite logique de la vision qu’il a de son entreprise. Ce “milliardaire par hasard” n’a jamais voulu entrer en bourse, reverse depuis longtemps une partie de ses revenus à des associations environnementales, et avait attaqué en justice Donald Trump pour avoir fait réduire deux zones naturelles protégées dans l’Utah. On est loin des ultra-riches qui donnent pour éviter certaines taxes ou pour se faire de la pub. Ou qui ont un agenda caché. Ou qui participent avec leur entreprise à pourrir la planète. Bref, chaque dollar compte et est le bienvenu, mais la décision d’Yvon Chouinard est historique et doit constituer l’avenir du philanthropisme.

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