La sécheresse de cet été en cinq chiffres

En août, en Belgique, le manque de précipitations et les températures ont battu plusieurs records.

Fortes chaleur au mois d'août en Belgique - Parc du Cinquantenaire ©BelgaImage
Fortes chaleur au mois d’août en Belgique – Parc du Cinquantenaire © BelgaImage

27 degrés

La température maximale moyenne en août 2022, la plus élevée jamais enregistrée à Uccle.

2018

Avec une température moyenne de 19,6°C contre 17,9°C normalement, l’été 2022 a été beaucoup plus chaud que la normale. Mais le record absolu reste à 19,9°C en 2018.

110 mm

Au total, il n’est tombé que 110,6 mm de précipitations contre 234,2 mm en temps normal.

9e

Le précédent été le plus sec remonte à 2018. Il était alors tombé 134,7 mm de précipitations à Uccle. Si l’on considère la série complète, soit les mesures prises depuis 1833, cet été se classe au neuvième rang des plus secs.

7.000 km2

Depuis le début de l’année 2022, ce sont plus de 700.000 hectares qui sont partis en fumée dans l’ensemble des pays membres de l’UE.

Le point final

Incendies, restrictions dans l’utilisation de l’eau, récoltes perdues, lits des rivières à sec, diminution de la production d’énergie: la sécheresse touche tout le continent européen. L’Europe est en déficit de précipitations depuis plusieurs mois, auquel s’associent des vagues de chaleur précoces en mai et juin, qui ont fragilisé la végétation. Situation qui s’est aggravée cet été, face aux pics et vagues de chaleur qui se succèdent, et une pluie qui ne tombe décidément pas assez. Le mois de juin, légèrement plus humide, n’a pas pu empêcher cet été de devenir le plus sec, en termes de déficit de précipitations, jamais vécu en Belgique. En Wallonie, les niveaux des barrages-réservoirs sont toujours à la baisse. Les limitations de restitution demeurent d’application. Le point d’attention reste le barrage de Nisramont (La Roche-en-Ardenne) pour lequel un groupe de travail spécifique se réunit chaque semaine. Pour les cours d’eau navigables, les débits demeurent très faibles. Les débits de l’Ourthe, de l’Amblève et de la Lesse sont à des niveaux historiquement bas.

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