Quelles prévisions saisonnières pour la fin de l’été et l’automne 2022?

Après un été globalement chaud, les tendances saisonnières ne prévoient pas pour l'instant un retour durable à des températures normales.

Soleil derrière Big Ben
Le soleil derrière la tour de Big Ben, le 13 août 2022 à Londres @BelgaImage

Ce dimanche, après une journée encore une fois très ensoleillée, la pluie devrait enfin revenir à partir de cette soirée. Des précipitations qui pourraient durer quelques jours et soulager le stress hydrique qui commence à se faire sentir dans plusieurs régions. Mais est-ce que cet épisode pluvieux est parti pour durer? Rien n’est moins sûr. C’est du moins ce que prévoient les deux sources de prévisions saisonnières vers lesquelles renvoie l’Institut royal météorologique (IRM), à savoir Météo-France et le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF).

Une fin d’été et un début d’automne chaud et sec

Du côté de Météo-France, les tendances couvrent pour l’instant la période allant d’août à octobre 2022. Selon le bulletin actuel, la France métropolitaine devrait connaître un scénario plus chaud que la normale, avec 60% de probabilité. "Ce scénario est également le plus probable sur toute l’Europe Occidentale et jusqu’aux Pays Baltes", précise le service météorologique français. "La confiance dans ce scénario est modérée pour cette période de l’année, durant laquelle la prévisibilité est généralement plus faible". Néanmoins, le risque que les températures puissent chuter par moments amène Météo-France à estimer que d’autres possibilités restent possibles. Un scénario proche de la normale recueille ainsi 20% de probabilité. Idem pour un scénario froid.

Pour ce qui est des précipitations, la France se retrouve à la jonction de deux tendances. Dans le quart nord-est du pays, tout comme en Belgique, c’est le scénario sec qui l’emporte. Ailleurs dans l’Hexagone, aucune hypothèse ne se dégage. Les épisodes cévenols de l’arc méditerranéen pourraient par exemple être puissants. Bilan: outre-Quiévrain, à l’échelle nationale, le scénario sec obtient 50% de probabilité, contre 25% pour une tendance normale et 25% pour une tendance humide. À noter que le scénario sec "est le plus probable sur une bonne partie centrale de l’Europe, depuis le quart nord-est de la France jusqu’à la Pologne et l’Ouest de l’Ukraine".

Une chaleur confirmée au niveau européen

L’ECMWF donne des prévisions sensiblement différentes puisqu’il donne des cartes mensuelles qui s’étendent jusqu’en décembre 2022. Pour septembre 2022, le centre prévoit des précipitations globalement proches de la moyenne climatique pour tout le continent, y compris en Belgique. La façade atlantique pourrait malgré tout être bien plus sèche que la normale. Certaines autres zones pourraient également avoir un léger déficit, comme en Allemagne de l’Ouest, dans le Nord de l’Italie, et dans la région de Lyon. Pour ce qui est des températures, les anomalies seraient beaucoup plus importantes, avec une chaleur plus élevée que la normale sur presque la totalité du continent à de rares exceptions près qui seraient dans la normale (la moitié sud de la façade atlantique française, les Pyrénées, le Portugal, l’ouest de l’Andalousie, le sud de la Grèce et l’Ukraine). Seule "goutte froide" prévue: la région de Lisbonne. En Belgique, la chaleur devrait être plus élevée, sans atteindre les très fortes chaleurs prévues par exemple pour les Baléares, Malte, Chypre et la mer Baltique, à moindre mesure pour l’Italie, la Pologne et l’est de l’Espagne continentale).

Températures prévues pour septembre 2022

Prévision des anomalies de températures de l’ECMWF pour septembre 2022 @ECMWF

En octobre, là aussi, toute l’Europe devrait avoir plus chaud que la normale, mais de manière moins marquée que le mois précédent. La Belgique aurait par exemple des températures seulement sensiblement supérieures à la moyenne climatique. Les régions qui pâtiraient d’une chaleur véritablement élevée ressemblent à celles de septembre (Baléares, Chypre, Malte, l’Italie notamment orientale, la mer Baltique mais aussi l’Écosse et l’Irlande). Lisbonne aurait toujours son dôme de fraîcheur. Pour les précipitations, encore une fois, c’est la normale qui prédomine en Europe, y compris dans toute la Belgique, sauf sur la façade atlantique qui serait à nouveau plus sèche. Autre exception notable: la Méditerranée orientale qui pourrait subir un gros déficit de précipitations.

Températures prévues pour octobre 2022

Prévision des anomalies de températures de l’ECMWF pour octobre 2022 @ECMWF

Pour novembre et décembre, évidemment, les prévisions sont à prendre encore plus avec des pincettes vu l’importante distance temporelle. Malgré tout, l’ECMWF se risque à quelques prévisions. Du côté des précipitations, il y aurait une légère sécheresse en Belgique et dans le nord de la France en novembre. La sécheresse frapperait également toujours la Méditerranée orientale. En décembre, cette dernière pourrait être toujours dans cette même situation, mais à moins grande échelle. Ailleurs, aucun scénario ne se dégage, y compris en Belgique. Enfin, pour les températures, idem, aucune scénario n’est véritablement privilégié chez nous. Pour l’instant, les anomalies de chaleurs sont surtout prévues pour les îles britanniques et un gros quart sud-est de l’Europe, avec quelques zones particulièrement concernées (la mer Adriatique et la Méditerranée orientale, notamment à Chypre).

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