Trop fortes concentrations en ozone: les conséquences peuvent être dramatiques

L'ozone peut causer des troubles particulièrement forts. Voici quelques éléments pour tout comprendre sur ce polluant secondaire.

Ozone
©Belgaimage

Ce jeudi, le pic d’ozone a été dépassé dans de nombreuses stations en Belgique. C’est également ce qu’on peut appeler parfois le " smog ". Cette pollution survient lors de pics de chaleur. Avec un vent modéré et un rayonnement particulièrement fort, l’oxyde d’azote produit par les véhicules motorisés et les hydrocarbures suspendus dans les airs réagissent pour former le trioxygène (O3), mieux connu sous le nom d’azote.

Ce gaz polluant n’est pas rare, mais sa concentration augmente dans l’atmosphère lorsque des conditions météorologiques le lui permettent et le rabattent vers le sol. La concentration en ozone peut alors devenir problématique.

Les effets de cette réaction peuvent être nombreux : gêne respiratoire, toux, irritation des yeux… Mais surtout, cela peut causer des troubles irréversibles sur les jeunes enfants et les personne âgées. Les particules fines s’engouffrent dans les bronches causant des difficultés à respirer, menant jusqu’au décès dans le pire des cas. Selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), 14.000 personnes décédaient prématurément à cause de l’ozone en 2018.

Pour se prémunir de ce polluant inodore et incolore, il est conseillé de fermer portes et fenêtres durant les pics. L’activité physique n’est elle pas recommandée. Et si l’on aurait tendance à penser qu’au vu des composés nécessaires à la réaction chimiques l’ozone touche plus spécifiquement les zones urbaines, ce n’est pas tout à fait exacte. L’ozone a une durée de vie élevée et est volatile. Lors de pics, les campagnes peuvent-elles aussi être frappées.

Ne pas confondre avec la couche d’ozone

" Paradoxalement,  lorsque le rayonnement solaire diminue, ces mêmes gaz détruisent l’ozone. Cela explique pourquoi l’ozone de la campagne, qui provient  indirectement des zones urbaines, exige  plus de temps pour être détruit : les gaz qui le neutralisent sont moins abondants en zone rurale qu’en ville ", explique sur son portail Environnement-Santé Wallonie.

Et pour poursuivre sur les paradoxe, cet ozone de basse altitude, a exactement la même composition (O3) que l’ozone qui se situe 14 kilomètres au-dessus de nos têtes et qui nous protège, lui, des rayonnements du soleil.

Sur le même sujet
Plus d'actualité