Comment se protéger de la pollution ?

La qualité de l'air que nous respirons laisse à désirer ? Il est possible d'agir, chacun à son échelle.

Pollution, je dis non
Belga

Après la publication de la carte de la pollution de Bruxelles, on peut avoir deux réactions : une fataliste, l’autre activiste. Au vu des statistiques du projet CurieuzenAir, il est clair que la pollution de l’air extérieur est fortement lié à la voiture. Si la Rome écologique ne se fera pas en un jour dans les villes, il y a moyen d’agir, chacun à son niveau, sur la qualité de l’air que nous respirons.

Améliorer la qualité de l’air en intérieur

Celle-ci est tout aussi importante que la pollution de l’air extérieur. Sinon plus. Tout ce qu’on respire chez nous entre dans nos poumons. Comment faire pour améliorer la qualité de l’air casanier ? Règle de base : aérer au moins 30 minutes par jour, le matin et le soir, avant et après les heures de pointe. Evidemment, il est préférable d’aérer côté jardin plutôt que côté rue (si possible), surtout si vous habitez près d’un grand axe de trafic.

Comment bien gérer nos déplacements ?

Quand il faut y aller, faut y aller ! Comment éviter de respirer l’air noir du trafic routier ? Une solution est d’éviter les heures de pointe. Partir un peu avant ou un peu après. Et tant qu’à faire, évitez les grands axes, aussi. Préférez les petites routes autant que possible. Les données de CurieuzenAir montrent que le degré de pollution varie grandement sur quelques dizaines de mètres, selon qu’on est proche d’un grand axe ou plus éloigné.

Ensuite, il faut bien prendre conscience que votre voiture ne vous protège pas de l’air noir. Bien au contraire. Celui-ci, mesquin, s’infiltre dans votre véhicule et y reste bien au chaud. Surtout lors des embouteillages, pire cas de figure ! Alors, que faire ? La meilleure solution, qui ne va pas plaire à tout le monde, c’est de laisser tomber la voiture. En tout cas, de favoriser, quand c’est possible, la mobilité alternative.

Les transports en commun qui évitent les grands axes, principalement les trams et les trains, sont une solution. Sinon, le mieux pour bien respirer, c’est le vélo et la marche. Toujours loin des grands axes. Dans tous les cas, le règle de base est d’éviter les grands axes routiers – et surtout aux heures de pointe. Et allez vous réfugier dès qu’il y a un espace vert.

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Comment diminuer ses propres émissions ?

Outre la voiture et les déplacements, comment faire pour que son chez soi respire le bon air frais ? A éviter : le feu de bois. C’est très agréable, surtout en hiver, mais c’est pire que tout. Comme de cuisiner au gaz, d’utiliser trop de peintures et cosmétiques. Quant à fumer… Même pas la peine d’y penser ! Le mieux reste de cuisiner et se chauffer à l’électricité, Et tant qu’à faire, moins chauffer. Au prix de l’énergie aujourd’hui, de toute manière…

Quant aux déplacements… On l’a vu, moins de voiture pour un air plus pur ! On rappellera que marcher ou pédaler est bon pour la santé. Trente minutes d’activité par jour, c’est une baisse de 30% de risque de maladie (cancer, cardiovasculaire, diabète). Mais si pas possible de se passer de la voiture (on sait ce qu’il en est à la campagne, difficile de faire autrement…), préférez des petites voitures légères qui consomment moins. Le mieux, c’est encore l’électrique. Ou le covoiturage.

Bien sûr, le politique et les entreprises doivent montrer l’exemple et prendre leurs responsabilités. Sans ça, point de salut. Mais chacun à notre échelle nous pouvons améliorer la qualité de l’air que nous respirons. Il y a une règle qui revient sans cesse au sujet de la pollution : moins consommer, c’est moins polluer. Et c’est toujours ça de bon à respirer !

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