COP26 : " la Belgique ne sera pas considérée comme le mauvais élève "

Avant le discours d'Alexander De Croo à la COP26, le coprésident d'Ecolo Jean-Marc Nollet est revenu sur la place de la Belgique à cette conférence, alors qu'aucun accord n'a été trouvé au fédéral sur le climat.

jean-marc nollet ecolo
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Ce mardi matin, c’est Jean-Marc Nollet, co-président d’Ecolo, qui était invité sur les ondes de DH Radio pour parler notamment du lancement de la Cop 26.

Tout d’abord, notre invité évoquait les impacts de ce genre de conférence pour le climat. « C’est la seule manière de faire changer les choses. On a déjà pu voir l’impact de ces conférences. La présence physique des jeunes et des activistes pour le climat fait en sorte que les dirigeants ne peuvent plus avoir le même discours. De là à avoir un grand accord, je ne sais pas, mais c’est certain que le rapport de force a changé », a débuté notre invité.

A Glasgow, ce mardi, Alexander De Croo doit tenir un discours en matière de climat, alors que pendant ce temps-là en Belgique, aucun accord n’a été trouvé au fédéral sur la question. Le Premier ministre sera-t-il vraiment pris au sérieux par ses homologues étrangers ? Jean-Marc Nollet n’est pas inquiet. « Trois gouvernements (le fédéral, le wallon et le bruxellois) ont avancé sur la question. Seul un (le flamand) traîne, mais ils auront encore des réunions cette semaine. C’est déjà une grande avancée en la matière. A la Cop, on parle du positionnement de l’Europe. Non, la Belgique ne sera pas considérée comme le mauvais élève, mais juste comme un pays qui n’arrive pas à se mettre d’accord. De plus, la Belgique a soutenu le projet de l’Europe en la matière. »

En Belgique, il y a de plus en plus de difficultés à trouver des accords entre les différentes entités fédérées en matière de climat. Selon Jean-Marc Nollet, le fédéral doit pouvoir reprendre la main quand les discussions n’aboutissent pas. « Nous sommes en situation de crise. Et quand c’est le cas, le gouvernement fédéral doit intervenir. Comme par exemple lors de la crise du Covid. »

N-VA, un parti « climatosceptique »

Comme tous les invités de DH Radio, Jean-Marc Nollet a adressé un carton rouge et un carton vert. Le premier était destiné à la N-VA. « C’est le parti qui bloque les négociations au gouvernement flamand. Ce sont des climato-sceptiques. Je pense qu’il faut savoir les faire évoluer dans les jours à venir. » Le second était pour la ministre de l’Energie Tinne Van der Straeten (Groen). « Pour le travail qu’elle a fait et pas seulement pour la Cop. Mais aussi pour les différents projets qui ont été lancés en un an. On peut vraiment en être fier. »

Jean-Marc Nollet a également évoqué la crise sanitaire et l’instauration du Covid Safe Ticket ainsi que la sortie du nucléaire. D’ailleurs, ce dernier sujet sera, selon notre invité, à l’origine de futures tensions au sein de la Vivaldi. Pour rappel, la sortie du nucléaire est prévue pour 2023, comme le veut l’accord de gouvernement, négocié notamment par Ecolo. La Vivaldi fera-t-elle machine arrière ? « Nous sommes très sereins par rapport à ça. Tous les feux sont au verts sauf un. Il s’agit du rapport que la ministre doit déposer pour la fin du mois de novembre. Nous verrons à ce moment-là mais je ne veux pas d’hypocrisie (NDLR: de la part des autres partis). »

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