COP 26 : des sirènes échouées alertent sur l’impact de la pêche industrielle

Des militants d'Ocean Rebellion ont organisé un happening avec des « sirènes » lors de l’ouverture de la COP 26.

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©Twitter/ capture écran Ocean Rebellion

Ce week-end, des milliers de personnes se sont retrouvées à Glasgow, avant l’ouverture de la COP 26. L’objectif : rappeler aux dirigeants du monde entier la nécessité d’agir vite et fort, pour le climat, alors que la conférence de l’ONU sur le climat est prévue jusqu’au 12 novembre dans la ville écossaise. Sur les rives de la Clyde, le fleuve qui traverse Glasgow, des militants d’Ocean Rebellion se sont déguisées en sirènes pour pointer l’impact de la pêche industrielle sur les émissions de gaz à effet de serre.

Selon une étude internationale, la pêche industrielle serait doublement émettrice de CO2 dans l’atmosphère : d’abord via les bateaux et leur consommation de fioul, mais aussi par la libération du CO2 contenu dans les poissons extraits de l’eau. Pour Ocean Rebellion, c’était également l’occasion d’interpeller les leaders de la planète sur les conséquences de la surpêche sur les océans et la biodiversité.

 

« Nous demandons à nos leaders de garder nos océans en vie et une interdiction immédiate du chalutage (technique de pêche au filet par raclement ndlr) destructeur des fonds marins », a expliqué le collectif sur Twitter.

« Colère incontrôlable »

Ce dimanche, des milliers de manifestants se sont rendus à Glasgow pour réclamer des « actes maintenant » à l’instar de Greta Thunberg. Venus d’Espagne, de Belgique ou d’Écosse même, les manifestants ont défilé ce week-end dans le centre-ville en brandissant des pancartes avec des slogans comme “Des actions, pas des mots” ou “Stop aux énergies fossiles”, à l’appel notamment du groupe Extinction Rebellion.

Plus d’une centaine de dirigeants, dont l’Américain Joe Biden, le Français Emmanuel Macron ou l’Indien Narendra Modi sont attendus lors du sommet. Un échec de la conférence climat de Glasgow déclencherait dans le monde « une colère et une impatience incontrôlables », a déclaré lundi le Premier ministre britannique Boris Johnson, en ouvrant le sommet qui lance la COP26.« Toutes les promesses ne seraient que du blablabla » en cas d’échec, a-t-il dit en paraphrasant Greta Thunberg. De son côté le premier ministre belge Alexander de Croo a affirmé sur Linkedin que « la Belgique [était] prête à prendre ses responsabilités ».

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