Comment la zone basses émissions de Bruxelles a réduit la pollution

Bruxelles Environnement fait le bilan de deux années d'observation de l'impact de la zone, avec des chiffres encourageants à la clé.

Comment la zone basses émissions de Bruxelles a réduit la pollution
Panneau indiquant l’entrée dans la zone basses émissions à Bruxelles le 2 janvier 2018 @BelgaImage

L’existence d’une zone basses émissions (LEZ) sur le territoire de la région de Bruxelles-Capitale -depuis janvier 2018- a réduit la pollution liée au transport et contribue à améliorer la qualité de l’air, indique Bruxelles-Environnement mardi en communiquant les résultats de son monitoring 2020.

Des voitures différentes et une pollution moindre

Selon l’Agence européenne de l’Environnement, la pollution de l’air cause chaque année 9.000 décès prématurés en Belgique, dont environ 1.000 en région bruxelloise. Elle provoque notamment des maladies respiratoires et cardio-vasculaires, et est responsable de coûts économiques importants pour la société (médicaments, hospitalisations, absentéisme au travail), rappelle Bruxelles Environnement.

Le transport routier est l’un des principaux responsables des émissions de polluants atmosphériques dans la capitale, selon Bruxelles Environnement. Il est la première source d’oxydes d’azote (NOx) et de black carbon (BC) émis par la région, et l’un des grands émetteurs de particules fines.

Le monitoring 2020 montre que le visage du parc automobile à Bruxelles s’est modifié, le nombre de véhicules polluants ayant fortement diminué. Ainsi, la part des véhicules diesel de norme EURO 3, interdits depuis le 1er janvier 2020, a chuté de 85% en un an. Globalement, la part des voitures diesel en circulation est passée sous la barre des 50% fin 2020, pour 62% avant la création de la LEZ. Cette diminution s’effectue au profit des véhicules essence et hybrides.

Cette modification du parc automobile a un impact positif sur les émissions de polluants atmosphériques et donc sur la qualité de l’air. Selon les estimations citées par Bruxelles Environnement, à situation de mobilité constante (il a donc été tenu compte de l’impact de la crise sanitaire sur le trafic), la modification du parc automobile aurait permis entre juin 2018 et octobre 2020 de réduire les émissions de NOx de 9%, de PM2.5 (particules dont le diamètre est de 2.5 micron) de 17% et de black carbon de 38%.

Sur le même sujet
Plus d'actualité