Vers la fin des examens en secondaire ?

De nombreuses écoles n’organisent plus de session d’examens à Noël. Dans le corps enseignant, des voix s’élèvent.

une session d'examens
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Contre

Préparation au supérieur
Ceux qui s’opposent à la suppression des examens estiment que supprimer les sessions en secondaire ne fera que postposer les difficultés pour les élèves se destinant à l’enseignement supérieur.

Pas le seul critère
Les examens sont un moyen objectif d’identifier là où en est l’enfant. C’est l’idée défendue par certains directeurs, qui rappellent que l’année d’un élève se joue lors des délibérations. Là, selon eux, les profs peuvent décider de sa réussite en fonction des notes, mais également de son évolution.

Par matière, par année…
L’organisation ou non d’examens en fin d’année civile tient de la responsabilité des écoles. Plusieurs d’entre elles en Fédération Wallonie-Bruxelles sont passées en mode hybride, en gardant des épreuves pour certaines matières. D’autres les organisent dans certaines années.

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2026

Les établissements devront quoi qu’il arrive s’adapter à la réforme touchant les jours blancs. Dès la rentrée 2025, ces journées consacrées aux examens, aux conseils de classe et aux réunions de parents, passeront de 18 à 12 jours par an pour le premier degré du secondaire, et de 27 à 18 pour le deuxième et le troisième degré.

Pour

Nouveau rythme scolaire
L’année scolaire de partageant en cinq périodes de sept semaines et non plus en deux grands semestres, la tenue d’examens en décembre n’a plus beaucoup de sens aux yeux de nombreux directeurs et professeurs.

Rattraper l’apprentissage perdu
Moins de jours dédiés aux évaluations, c’est également plus de temps à consacrer aux apprentissages. Des apprentissages qui ont souffert durant les deux années de Covid et qu’il s’agit de rattraper, selon des professionnels de l’enseignement. Ils rappellent que la mission première de l’école est d’enseigner.

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Inquantifiable
On ne sait pas évaluer correctement un élève avec des points. C’est impossible.” Jean-Pierre Coenen, ancien professeur et aujourd’hui président de la Ligue des droits de l’Enfant, a mis en exergue dans DH des études montrant que pour donner une note juste en math, il faudrait 14 professeurs. En français, il en faudrait 73.

Compétition
Jean-Pierre Coenen privilégie également les évaluations formatives, qui aident les élèves à identifier leurs forces et faiblesses. “Elles déterminent quelles compétences ont réellement été acquises et doivent passer avant les examens. Les examens sont une vieille pratique qu’on peine à remettre en question et dont le premier objectif est de mettre les élèves en compétition.”

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