Pourquoi des écoles comptent ne pas suivre le nouveau calendrier scolaire

Certains établissements scolaires ont demandé des dérogations pour réorganiser le calendrier scolaire. Des requêtes pas toujours bien accueillies.

Retour à l'école
Illustration du retour à l’école ©BelgaImage

Dans un peu plus de deux semaines, le 29 août 2022, il sera déjà l’heure de retourner à l’école pour les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles… ou du moins généralement. Car il s’avère que certains établissements comptent ne pas suivre le nouveau calendrier scolaire qui avance la rentrée d’une semaine. À vrai dire, ils sont trois au total: l’athénée du Shape à Mons et deux écoles de confession israélite. De rares exceptions mais qui suffisent à donner du fil à retordre aux autorités.

Des demandes en accord avec les prérequis?

En soi, il est en théorie parfaitement possible de demander une dérogation au décret instituant la réforme du calendrier. Mais comme le précise ce dernier, il faut pouvoir se plier à certaines conditions. La première, c’est de fournir une justification pour "des raisons exceptionnelles et dûment motivées" afin que la Fédération Wallonie-Bruxelles puisse l’accepter. Si c’est le cas, il faut s’arranger pour respecter l’âme du décret, à savoir veiller "à respecter le rythme scolaire annuel se composant d’une alternance de sept ou huit semaines de cours et de deux semaines de vacances". Enfin, il y a surtout des conditions liées au temps nécessaire pour traiter la demande. Celle-ci doit ainsi être faite "pour le 1er mars de l’année scolaire précédente" et les autorités ont 30 jours pour examiner le dossier.

Dans les cas présents, il est surtout question d’instaurer une plus grande harmonie entre des fêtes religieuses et les congés. Les deux écoles israélites se préoccupent par exemple des célébrations juives du début d’année scolaire. Les mois de septembre et octobre voient en effet se succéder une série de jours fériés en Israël: le Nouvel an juif (Roch Hachana), le célèbre Yom Kippour, la fête de Souccot et la fête de la Torah dénommée "Sim’hat Torah". À l’athénée du Shape, l’administration voudrait que les vacances de printemps se calquent sur le lundi de Pâques.

Un accueil souvent réservé de la part des autorités

Toutes ces demandes n’ont pas manqué de créer des tensions. Comme le relaye La Libre, le gouvernement émet une "réserve" pour la fête de Pâques au Shape, mais juge "cohérent" la requête des deux écoles israélites, vu que ce type de dérogation était déjà accordé auparavant. Pour des députés comme Mathilde Vandorpe (Les Engagés), accepter cela risque de laisser "la porte ouverte à tout et n’importe quoi" et donc de porter atteinte aux buts du décret.

Seule une demande de l’Athénée du Shape semble susciter moins de résistance. L’école voulait en effet décaler les vacances d’hiver d’une semaine pour des raisons plus techniques, à savoir une meilleure coordination avec des établissements partenaires à l’international. La ministre Caroline Désir a fait savoir qu’elle était disposée à satisfaire cette requête.

Pour rappel, le nouveau calendrier scolaire prévoit une alternance de sept semaines de cours et de deux semaines de congé, dans le but de mieux correspondre aux nécessités de rythme d’étude pour les enfants. En 2022-2023, les congés d’automne auraient ainsi lieu du 24 octobre au 4 novembre, les congés d’hiver du 26 décembre au 6 janvier, les congés de détente du 20 février au 3 mars, et les congés de printemps du 1er au 12 mai. La fin de l’année scolaire aurait quant à elle lieu le 7 juillet 2023.

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