CEB : une erreur dans le correctif d’une épreuve

C’est le grand rendez-vous du mois de juin dans les écoles primaires. Plus de 150.000 jeunes en fédération Wallonie-Bruxelles ont entamé, avec un brin de stress, le désormais traditionnel CEB.

Le CEB
Simulation du CEB © Belga Image

Le Certificat d’Études de Base, ou CEB pour les intimes, porte comme chaque fois sur le français, les mathématiques et l’éveil (comprendre les sciences, l’histoire et la géographie). Cette première série d’épreuve externe certificative a pour but de s’assurer que l’élève ait acquis l’ensemble des compétences et savoirs minimum afin de passer en première secondaire commune. Elle s’inscrit dans l’ensemble des examens externes qui balisent le parcours scolaire des élèves issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le CEB en 6e primaire, le CE1D en deuxième secondaire et enfin le CESS en rhéto.

Conçues par des enseignants et des experts, elles sont corrigées par divers professeurs issus de différentes écoles sur base d’un guide de correction commun. Concrètement depuis jeudi dernier et jusqu’à demain, mardi, les élèves de 6e primaire passent 4 matinées d’examens, au cours desquelles s’éventent les différentes épreuves.

Ainsi, jeudi matin, après avoir passé les épreuves de savoir lire et écrire, les élèves se sont attaqué à l’épreuve tant redoutée : " Solides et figures ". Et tout ne s’est pas passé comme prévu.

Aucune réponse ne semble correcte

En effet, deux questions de l’épreuve " Solides et figures " ont posés problème. Aucune bonne réponse à ces questions relatives à des traçages de formes géométriques n’a été donné. Et ils étaient pourtant nombreux à avoir passé l’épreuve. Après plusieurs vérifications, les instituteurs ont remarqué qu’en réalité, le transparent qu’on leur avait donné pour effectuer les corrections était erroné.

Un instituteur témoigne auprès de nos confrères de SudInfo: " Dans ces questions, ils devaient respecter les dimensions et tracer deux formes géométriques. Il fallait dessiner un petit rectangle inséré dans un plus grand et y ajouter un arc. Pour l’autre, il fallait dessiner un quadrilatère à deux angles droits. En utilisant le transparent de correction, rien ne coïncidait. " Raconte-t-il

Selon Quentin David, le directeur général du Pilotage du Système éducatif de la Fédération Wallonie-Bruxelles, une erreur s’est bien glissée dans l’outil de correction distribué aux professeurs. " Mais c’est bien la première fois que nous avons un problème de la sorte ", assure-t-il.

Aucune incidence sur le bon déroulement de l’épreuve

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on tient à rassurer. Quentin David, est revenu sur l’incident. Pour lui, cela n’a aucune conséquence sur l’épreuve réalisée par les enfants. " Il ne s’agit pas d’une erreur dans l’épreuve mais bien dans l’outil de correction dans un centre. L’inspecteur qui l’a donné n’a pas imprimé le transparent aux bonnes dimensions. Et les instituteurs ont en effet constaté que tous les élèves avaient raté à ces deux questions " justifie-t-il.

Les copies seront sans doute revues pour pallier cette erreur humaine. Il est déjà arrivé dans le passé que des questions soient retirées de la prise en compte des résultats finaux car en voyant les réponses des élèves, les correcteurs avaient constaté que les questions étaient mal formulées et qu’il y avait plusieurs interprétations possibles.

Mais pour Quentin David, il ne sera donc pas nécessaire de réaliser une nouvelle correction de l’épreuve. " Cela ne concerne que deux questions sur l’ensemble de l’épreuve. Il est déjà arrivé qu’on neutralise une question car on constate, en voyant les réponses des élèves, qu’elle a été mal formulée et qu’il peut y avoir plusieurs interprétations ", s’explique-t-il.

Un incident évité de peu grâce à la vigilance des professeurs d’une école de Charleroi qui ne devrait pas porter d’énormes conséquences. Après tout, l’erreur est humaine, non ?

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